Vol AF447: comprendre la note du BEA, les nouvelles pistes

Publié par jyb le 29/05/2011 à 17:09

Organisation de l'équipage

L'équipage est composé de trois personnes qui se relaient:
- le commandant de bord
- deux copilotes

L'avion n'a besoin que de deux personnes pour être piloté, mais sur les vols de longue durée comme les vols transatlantiques, il faut du personnel supplémentaire afin que personne ne dépasse les durées maximales de pilotage. Les avions effectuant ce type de parcours sont équipés d'une cabine (Sur un bateau, une cabine désigne une pièce d'habitation pour une ou plusieurs personnes. Une...) de repos pour le personnel avec notamment de vrais lits.

Le commandant de bord est présent dans le poste de pilotage (le cockpit) lors des phases de décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l'état...), de montée, d'approche et d'atterrissage (L’atterrissage désigne, au sens étymologique, le fait de rejoindre la terre ferme....). L'un des copilotes participe au décollage et au vol de croisière, le second copilote participe au vol de croisière et à l'atterrissage. Avec une telle répartition des tâches, il y a en permanence deux pilotes dans le cockpit (L'habitacle (mais aussi cabine de pilotage, poste de pilotage, cellule ou encore cockpit) d'un...) et la phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et...) où l'appareil est entre les mains des deux copilotes est la phase la plus paisible: le vol de croisière. Il est à noter que les copilotes, bien que généralement moins expérimentés qu'un commandant de bord, ont reçu en théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer,...) la même formation de base de pilotage et de certification de vol et sont à même d'affronter les mêmes situations que le commandant de bord. Lors du début des événements, le commandant de bord était en repos.

Gestion du risque de perturbation météo



Illustration: Techno-science.net

L'équipage est parfaitement au courant du risque d'orage (Un orage, de l'ancien français ore qui signifiait vent, est une perturbation...) et fait le point (Graphie) sur les options possibles afin de les éviter:
- monter en altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau...)
- dévier de la route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie...) pour les éviter

La montée en altitude est exclue à cause d'une température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et...) atmosphérique trop chaude et donc une atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) moins dense: le risque de décrochage y est plus élevé. Cela ne veut pas dire qu'il fait "chaud" dans le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) commun du terme, on reste sur des températures de plusieurs dizaines de degrés en dessous de 0°C.

Le niveau de vol est donc FL 350 avec une vitesse (On distingue :) de Mach 0,82. En clair, l'avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale...) volait à une altitude de 10 675 m (35 000 pieds) et une vitesse légèrement supérieure à 900 km/h.

Avant l'incident, les deux pilotes restés dans le cockpit voient un nuage (Un nuage est une grande quantité de gouttelettes d’eau (ou de cristaux de glace) en...) d'orage placé sur leur route et décident de dévier de leur trajectoire (La trajectoire est la ligne décrite par n'importe quel point d'un objet en mouvement, et...) avec un angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts...) de 12 °C avant de revenir sur la route initialement prévue. Conscients qu'ils auront tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) de même à faire à des turbulences assez importantes, ils réduisent légèrement la vitesse à Mach 0,80, ce qui représente une baisse de 40 à 45 km/h environ. Le but étant de réduire l'impact des turbulences sur l'avion.
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