Le chef d'État des Antilles néerlandaises est le souverain des Pays-Bas. Depuis 1980, il s'agit de Beatrix des Pays-Bas. Le monarque est représenté dans les îles par un gouverneur qui forme la branche exécutive du gouvernement avec le Conseil des ministres.
Les « Staten » (États), la branche législative, est constituée de délégués des différentes îles. Chaque île forme un « eilandgebied » (territoire insulaire) avec un gouvernement local qui est habilité à règler les affaires courantes.
Comme dans les autres provinces des Pays-Bas, la prostitution, la marijuana et les mariages homosexuels sont autorisés.
Nouveau statut
En 2004, une commission du gouvernement des Antilles néerlandaises et des Pays-Bas a fait état d'un futur statut pour ce territoire.
Toutes les îles sont favorables à un changement de statut et aucune n’a opté pour l'indépendance. Deux nouveaux territoires autonomes seront créés (Curaçao et Sint-Maarten) et les îles de Bonaire, Saba et Saint-Eustache seraient devenues des « Îles du Royaume », un nouveau statut qui restait encore à définir.
Le 28 novembre 2005, un accord a été signé entre les gouvernements d’Aruba, des Antilles néerlandaises et des Pays-Bas pour mettre en application le rapport de la commission en juillet 2007.
Le 2 novembre 2006, un accord a été signé entre le gouvernement des Pays-Bas et les répresentants des îles de Bonaire, Saba et Saint-Eustache sur le nouveau statut de ces îles. Elles deviendraient des communes néerlandaises à statut spécial. Les lois néerlandaises seront adaptées avec des exceptions en accord avec la position géographique des îles. Par exemple la sécurité sociale ne sera pas la même qu'aux Pays-Bas.
En février 2007, la dissolution de la Fédération des Antilles néerlandaises a été approuvée par une révision constitutionnelle du Royaume des Pays-Bas, adoptée suite à un référendum d’autodétermination qui a eu lieu en 2006. Toutes les îles des Antilles néerlandaises ont opté pour la dissolution de la Fédération. Toutefois, si la majorité d’entre elles ont voulu assez massivement un rapprochement avec l’État des Pays-Bas, ce ne fut pas le cas pour la plus peuplée (Curaçao) qui souhaitait au contraire un statut de plus forte autonomie, plus proche de celui de sa voisine Aruba, ni pour Sint-Maarten en raison du statut géopolitique et historique particulier de l’île de Saint-Martin sous administration largement concertée franco-néerlandaise (les deux nations y sont liées par un traité international) et disposant d’une population plus largement cosmopolite avec diverses nationalités.
Le 1 juillet 2007, les Antilles néerlandaises ont amorcé leur dissolution progressive, et ont été scindées en collectivités territoriales distinctes, et la Fédération fonctionne uniquement avec un statut transitoire destiné à doter ses différentes composantes de la législation adaptée à leurs nouveaux statuts constitutionnels au sein du Royaume des Pays-Bas.
Comme initialement prévue pour le 15 décembre 2008, l’État autonome de la Fédération des Antilles néerlandaises sera totalement dissout (à une date ultérieure inconnue à ce jour) : Curaçao et Sint-Maarten formeront deux nouveaux État autonomes (en plus de celui d’Aruba et de l’État des Pays-Bas) au sein du Royaume des Pays-Bas, et les trois autres îles (beaucoup moins peuplées) seront intégrées à l’État des Pays-Bas en tant que « communes néerlandaises à statut particulier. »
Il y aura donc juridiquement quatre États distincts dans le royaume (au lieu de trois encore aujourd’hui jusqu’à la date de dissolution), les deux nouveaux territoires autonomes ne pouvant prendre la désignation d’État autonome qu’après le transfert complet des compétences entre les actuelles collectivités territoriales à statut transitoire ou l’État des Pays-Bas, et la dissolution totale et effective de l’actuelle fédération des Antilles néerlandaises.