Nouveau logotype de l'Armée de l'Air (Février 2010)
Période
1933
Pays
France
Allégeance
Armée française
Type
Armée de l'air
Taille
65 800 personnes
Équipement
~ 800+ aéronefs
Commandant
Général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros
L’armée de l'air française est une des quatre forces armées, les composantes militaires principales de l'armée française, avec l'armée de terre, la gendarmerie nationale et la marine nationale.
Elle emploie 57 400 militaires et 8 400 civils en 2009.
Historique
L'aviation militaire française est née en 1909 et inscrit, de ce fait, la France comme le premier pays à s'équiper d'avions de combat. Après le vote d'une loi à l'Assemblée nationale française, le 29 mars 1912, l'Aéronautique Militaire fait officiellement partie des forces armées nationales, aux côtés des quatre autres armes traditionnelles de cette époque: l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie.
Lors de l'entrée dans la Première Guerre mondiale, la France disposait d'un total de 148 avions (dont 8 de l'aéronautique navale) et de 15 dirigeables, lors de l'armistice en novembre 1918, 3 608 avions étaient en service .
Elle est devenue indépendante en 1934, faisant suite à l'Aéronautique militaire dépendant de l'Armée de terre, l'Armée de l'air est née. Pour autant, ses unités sont pour la plupart héritières des traditions (insignes...) des escadrilles de la Première Guerre mondiale où s'illustrèrent nombre d'aviateurs devenus célèbres.
La Bataille de France de 1940 et l'engagement des aviateurs français libres (FAFL) de 1940 à 1943, puis de ceux de l'Armée de la Libération, sont également des épisodes marquants de l'Histoire de l'Armée de l'air.
Un North American T-28 Trojan au couleurs de l'armée de l'air française. Ces appareils furent engagés dans la lutte antiguérilla durant la guerre d'Algérie.
Depuis 1945, l'Armée de l'air a notamment été engagée en Indochine (1945-1954), à Suez (1956), en Algérie (1952-1962), en Mauritanie et au Tchad, dans le golfe Persique (1990-1991), en ex-Yougoslavie ou encore en Afghanistan depuis 2001.
L'Armée de l'air a longtemps eu la responsabilité unique de l'arme nucléaire française : vecteurs pilotés Dassault Mirage IV ou missiles balistiques de la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur plateau d'Albion.
Elle fut également le berceau du parachutisme militaire français, avec la mise sur pied de l'Infanterie de l'air dans les années 1930.
Pour les années 2010, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale annonce une nette baisse des effectifs et des moyens de combat. 300 avions de combat sont prévus pour l'ensemble de l'armée française (aviation navale incluse). Enfin, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée de l'air dévoile le 18 septembre 2008 son concept opérationnel.
Identité visuelle (logo)
Ancien logo de l'Armée de l'Air.
Organisation
Organisation générale
Base Aérienne 117 Paris, site de l'État-major de l'armée de l'air
L'Armée de l'Air est organisée conformément au chapitre 4 du titre II du livre II de la troisième partie du code de la défense, qui remplace le décret n 91-672 du 14 juillet 1991.
Sous l'autorité du Chef d'état-major de l'armée de l'air implanté à Paris, elle comprend des formations réparties entre :
l'état-major de l'armée de l'air ;
les forces ;
les bases aériennes ;
la direction des ressources humaines de l'armée de l'air ;
les services.
État-major de l'armée de l'air (EMAA)
Forces
Cocarde utilisée par l’armée de l’air française
L'Armée de l'Air au début du XXI siècle répartit ses forces et moyens au sein de quatre grands commandements, deux grands commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et deux commandements organiques (CFA et CSFA) :
commandements opérationnels :
CDAOA, ou Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (Base aérienne 117 Paris), est responsable de la veille permanente de l'espace aérien national, mais aussi du suivi de toutes les opérations aériennes en cours ; il ne dispose pas d'aéronefs en propre,
CFAS, ou Commandement des Forces aériennes stratégiques (base aérienne 921 Taverny), est responsable des avions de combat à capacité nucléaire (Mirage 2000N et Rafale armés du missile ASMP-A), ainsi que des ravitailleurs en vol (C-135FR, KC-135R) ; L'ordre d'engagement nucléaire est reçu directement du Président de la République, chef des Armées.
commandements organiques :
CFA, ou commandement des forces aériennes (Base aérienne 128 Metz-Frescaty), prépare les unités pour qu'elles soient prêtes à remplir les missions de dissuasion, de protection, de prévention et de projection. Le CFA est organisé en quatre brigades :
BAAC, ou brigade aérienne de l'aviation de chasse, est responsable de tous les avions de combat conventionnels de défense aérienne, d'assaut et de reconnaissance (Rafale, Mirage 2000-5F, Mirage 2000B/C/D, Mirage F1-CR, Mirage F1-CT, Transall Gabriel…)
BAAP, ou brigade aérienne d'appui et de projection, est responsable de tous les aéronefs de transport et de liaison (avions et hélicoptères : Transall C160, Hercule C-130, A310/319, Falcon 50/900, Puma, Fennec, Cougar, TBM700…),
BACE, ou brigade aérienne de contrôle de l'espace, est responsable des moyens aériens (AWACS E-3F) et terrestres (radars implantés au sol, réseaux de communication) de surveillance de l'espace aérien. La maîtrise des réseaux et des systèmes d'information relèvent depuis 2007 de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI).
BAFSI, ou brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention, est responsable des unités de fusiliers-commandos de l'Air parmi lesquelles on trouve les hommes du commando parachutiste de l'air n°10, unités des forces spéciales. La BAFSI gère également les techniciens incendie.
CSFA, ou commandement du soutien des forces aériennes (Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac), met à disposition et entretient les équipements, les systèmes d'information et de communication (SIC) ainsi que les infrastructures. Le CSFA fournit également des prestations liées au soutien de l'homme, à la logistique (ravitaillement et transport), là où les forces de l'armée de l'air opèrent ou s'entraînent. Le CSFA est organisé en quatre brigades :
Brigade technique et logistique
Brigade infrastructure
Brigade des systèmes d'information et de communication
Brigade soutien de l'homme (intégrée au Service du commissariat des armées à compter du 1 janvier 2010)
Depuis le 1 janvier 2008, l'armée de l'air est organisée à l'échelon national et n'a plus de commandements territoriaux. Auparavant, ces commandements territoriaux s'articulaient autour de régions aériennes (RA), au nombre de cinq à l'origine. Le nombre avait ensuite été ramené à quatre par décret du 30 juin 1962 avec la suppression de la 5 RA (AFN). Le décret du 14 juillet 1991 ramène le nombre de RA à trois : RA Atlantique, RA Méditerranée et RA Nord-Est. Le 1 juillet 2000 est mise en place une organisation comprenant une RA Nord (RAN) et une RA Sud (RAS). La division territoriale est finalement abolie par le décret n 2007-601 du 26 avril 2007.
Bases aériennes
C-160 Transall de l'ET 1/61 Touraine
Les bases aériennes n'abritent pas forcément des avions de chasse ou de transport : plusieurs bases radars (Lyon Mont-Verdun, Drachenbronn, Cinq-Mars-la-Pile, Nice Mont-Agel …) sont destinées à la surveillance du territoire et au contrôle aérien militaire. D'autres encore accueillent des entrepôts de matériels ou des postes de commandement. En outre-mer et à l'étranger, les bases supportent des aéronefs et des moyens au sol suivant les besoins de l'opération extérieure (OpEx) au profit de laquelle elles ont été créées : des avions de transport à Douchanbé (Tadjikistan, opération Héraclès), des avions de combat à N'Djamena (Tchad, opération Épervier)…
Liste des bases aériennes (BA) et des détachement air (DA) :
Direction des ressources humaines de l'armée de l'air (DRHAA)
La DRHAA recrute, forme, gère, administre et convertit le personnel de l'armée de l'air. Depuis le 1 janvier 2008, la DRHAA regroupe en son sein les attributions de l'ancienne direction du personnel militaire de l'armée de l'air (DPMAA) et certaines attributions de l'ancien commandement des écoles de l'armée de l'air (CEAA).
Services
Les services de l'armée de l'air sont :
la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense (SIMMAD) ;
Un E-3F suivi de cinq Mirage 2000 lors du défilé militaire du 14 juillet 2006
Équipement de l'armée de l'air
Équipements principaux
fin 2000
fin 2006
avions de combat
380
330
avions de transport
100
107
avions ravitailleurs
14
14
avions spécialisés : remorquage, guerre électronique
17
8
avions d'entraînement
298
290
hélicoptères
84
84
missile sol-air Crotale
24
24
postes de tir missiles Mistral
60
60
Aviation de combat au début du XXI siècle
Dassault Rafale
L’Armée de l'Air disposait en 2005 d’une force de 320 avions de combat de première ligne qui se répartissent de la manière suivante :
24 Dassault Rafale (EC 1/7 escadron sur la Base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson depuis 2006)
25 Mirage 2000-5 (radar RDY) (EC 1/2 escadron sur la Base aérienne 102 Dijon-Longvic)
80 Mirage 2000 C et B (radar RDI) (EC 2/5 et EC 1/12,EC 2/12 sur les Base aérienne 115 Orange-Caritat et Base aérienne 103 Cambrai-Épinoy)
60 Mirage 2000 D (radar Antilope V) (EC 1/3, EC 2/3, EC 3/3 sur la Base aérienne 133 Nancy-Ochey)
60 Mirage 2000 N (radar Antilope V) (EC 1/4,EC 2/4, EC 3/4 sur les Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur et Base aérienne 125 Istres-Le tubé)
40 Mirage F1-CR (ER 1/33, ER 2/33 sur la Base aérienne 112 Reims-Champagne)
40 Mirage F1-CT (EC 1/30, EC 2/30 sur la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim)
À cela s’ajoutait un reliquat de SEPECAT Jaguar, de Mirage F1-B, 4 Mirage IV de reconnaissance stratégique. Un petit nombre d'avions de tous types est également utilisé par le Centre d'expérimentation aérienne militaire de Mont-de-Marsan (Rafale, Mirage).
À l’horizon 2015, la flotte aérienne, aviation navale incluse, devrait se résumer à deux grandes familles d’avions, les Mirage 2000 et les Dassault Rafale, soit 300 avions de combat :
150 Dassault Rafale monoplace et biplace
30 Mirage 2000-5
20 Mirage 2000 C et B
60 Mirage 2000 D
40 Mirage 2000 N
À titre de comparaison, l'Armée de l'air avait 575 avions de combat en 1982.
Rafale B/C
Mirage 2000 C/B/D/N/5F
Mirage F1 CR & CT
Aviation de transport au début du XXI siècle
En 2008, l'armée de l'air dispose de :
3 Airbus A310-300 (stationnés à Roissy Charles de Gaulle)
2 Airbus A340-200 (stationnés à Roissy Charles de Gaulle)
1 Airbus A330-200 en commande (appareil d'occasion Air Caraïbes en cours de conversion VIP).
2 Airbus A319 (basés à Villacoublay)
19 CASA CN-235 (basés à Creil, Mont-de-Marsan, Martinique, Tahiti et Nouméa)
55 C-160 Transall (basés à Evreux, Orléans, Metz, Toulouse, Djibouti, Réunion, Dakar et N'Djamena)
14 Lockheed C-130 Hercules (basés à Orléans et N'Djamena)
14 C-135FR Stratotanker (basés à Istres)
15 Socata TBM-700 (basés à Metz, Châteaudun, Villacoublay et Mérignac)
D'ici 2015, l'armée de l'air française devrait réceptionner les premiers exemplaires d'une commande de 50 A400M.
8 CASA CN-235 ont été commandé à EADS le 25 mars pour pallier le retard de livraison des A400M. Ces appareils de transport légers seront livrés entre fin 2011 et mars 2013 .
Transall C160NG escardon Anjou
Hercules C130H & C130H30 escadron Franche Comté
Casa Cn 235-200 escadron vercors
Airbus A340 escadron Esterel
Airbus A310 escadron Esterel
Airbus A319 ETEC 65
Dassault Falcon50 ETEC 65
Dassault Falcon 900 ETEC 65
C135FR GRV 093 Bretagne
Hélicoptères au début du XXI siècle
Hélicoptère Eurocopter Cougar français en Afghanistan.
SA 330 Puma (basés à Cazaux, Nouméa, Martinique, Cayenne, Djibouti).
AS 332 Super Puma (basés à Tahiti, Solenzara, Villacoublay)
AS 532 Cougar (basés à Evreux)
AS 555 Fennec (basés à Istres, Villacoublay, Metz, Réunion, Dakar, Nouméa, Martinique, Pointe-à-Pitre, Cayenne, Djibouti, Abidjan, Libreville)
EC 725 Caracal (basés à Cazaux)
Aviation d'entraînement au début du XXI siècle
Alphajet (basé à Tours, Mont-de-Marsan, Cazaux, Salon-de-Provence, Dijon)
Jodel D-140 Mousquetaire (basé à Romorantin, Solenzara, Salon-de-Provence)
Les militaires de l'Armée de l'Air sont formés sur les bases aériennes suivantes :
les officiers, selon le type de recrutement et leur future spécialité, à l'École de l'air de Salon-de-Provence, l'École des commissaires de l'air de Salon-de-Provence, l'École militaire de l'air de Salon-de-Provence, l'École de l'aviation de chasse de Tours, l'École de transition opérationnelle de Cazaux, l'École de l'aviation de transport à Avord, l'École de pilotage de l'armée de l'air de Cognac ;
les sous-officiers sont formés à l'École de formation des sous-officiers de l’armée de l’air (EFSOAA) de Rochefort et à l'École interarmées de Cherbourg-Querqueville pour les spécialités administratives ;
les militaires techniciens de l'air sont formés à l'École d'enseignement technique de l'armée de l'air à Saintes.