Basilique Santi Giovanni e Paolo

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Introduction

Basilique Santi Giovanni e Paolo
Vue générale de l'édifice
Nom localBasilica dei Santi Giovanni e Paolo al Celio
Latitude

Longitude
41° 53′ 11″ Nord

12° 29′ 32″ Est / 41.8864642, 12.4922061
PaysItalie Italie
RégionLatium
VilleRome (Possessions pontificales)
CulteCatholique romain
TypeÉglise paroissiale
Rattaché àDiocèse de Rome
Début de la constructionIV siècle
Fin des travauxXI siècle
Style(s) dominant(s)Paléochrétien et roman

La basilique Santi Giovanni e Paolo (en français : basilique des Saints-Jean-et-Paul) est une église-basilique romaine située au clivo di Scauro sur la colline de Celio et proche de la villa Celimontana. Elle est dédiée aux martyrs chrétiens Jean et Paul du IV siècle.

Historique

L'édification de la première église Santi Giovanni e Paolo, sur un site chrétien utilisé comme Domus ecclesiae au II siècle, commence en 398 sur la demande du sénateur byzantin Pammaque (poursuivi par ses fils) qui la dédie aux martyrs chrétiens Jean et Paul, soldats romains exécutés sous l'empereur Julien le 26 juin 362.

Elle est vandalisée lors du sac de Rome par le Wisigoth Alaric Ier en 410 et gravement endommagée par le tremblement de terre de 442. L'église reçoit le titre de Titulus Pammachii lors du synode tenu par le pape Symmaque en 499. Le pape Pascal Ier la restaure en 824 mais elle est mis à sac à nouveau par les Normands en 1024. Suite à ce dernier ravage, elle est entièrement restructurée par le pape Pascal II avec l'adjonction d'un monastère et d'un important campanile attenants. En 1715, le cardinal Fabrizio Paolucci réaménage le promontoire du côté du chevet de la basilique et en 1951, le cardinal Francis Joseph Spellman redonne son apparence d'origine la façade paléochrétienne.

La basilique est depuis le siège de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ et est le lieu de sépulture de son fondateur Paul de la Croix.

Elle est le siège du titre cardinalice Saint-Jean-Saint-Paul institué en 494 et traditionnellement attribué à l'archevêque de New York depuis 1946.

Architecture

L'intérieur est constitué de trois nefs séparées par treize piliers joints aux douze colonnes d'origine. L'abside est décorée par une fresque de Cristoforo Roncalli représentant le Christ en gloire (1588) avec trois tableaux représentant Le Martyr de Saint Jean, Le Martyr de Saint Paul, et La Conversion de Terenziano (1726) peints respectivement par Domenico Piastrini, Giacomo Triga, et Pietro Andrea Barbieri. La sacristie possède des toiles d'Antoniazzo Romano.

Vestiges archéologiques

Au fond de la nef se trouve l'entrée vers les espaces souterrains de la basilique découverts en 1887 par le Père Germano da Sao Stanislao, recteur de la basilique, qui cherchait le tombeau des martyrs Jean et Paul. On trouva ainsi une vingtaine de fresques réparties en un grand nombre de pièces appartenant à au moins cinq immeubles différents datant du I siècle au IV siècle, qui forment l'un des plus importants complexes d'habitations romaines et de domus ecclesiae (avec celui de Doura Europos) parvenus jusqu'à nous.

L'ensemble de fresques est des plus saisissants. Une cour-nymphée montre une peinture murale représentant Proserpine entourée de putti à bord d'une embarcation, avec des traces d'une autre scène marine et de mosaïques sous les arcs des fenêtres. Plus tard, entre les IIIe et IVe siècles est créé une sorte d'oratoire qui présente des scènes à thèmes chrétiens ou décoratifs, parmi lesquels des génies ailés, des couronnes, des oiseaux. Puis une confession vient se greffer sur l'ensemble vers la fin de ces années-là, en bordure du Clivus Scauri, avec des sujets chrétiens et des scènes de martyres : décollations des saints Crispe, Crispinien et Bénédicte, en plus de figures féminines et de celle d'un orant.

Galerie

La façade

Le campanile

Le maître-autel

L'entrée des maisons romaines

La Basilique au XIXe siècle, par François Marius Granet

Fresque de la maison romaine

Fresque de la maison romaine : Proserpine et divinités marines

Vestiges du temple de Claude, à la base du campanile

Sources et références

  • (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé «  »