Jeunesse
Boris Cyrulnik est né dans une famille juive. Son père, ébéniste s'engage dans la Légion étrangère. Durant l'Occupation, ses parents le confient à une pension pour lui éviter d'être arrêté par les Allemands, pension qui le placera ensuite à l'Assistance publique. Il y est recueilli par une institutrice bordelaise, Marguerite Farge, qui le cache chez elle, rue Adrien-Baysselance. Mais, en 1943, au cours d'une rafle, il est regroupé avec d'autres Juifs, dont beaucoup d'enfants, à la grande synagogue de Bordeaux. Il parvient à se cacher dans les toilettes, évitant le sort des autres raflés, emmenés vers la gare Saint-Jean pour y être déportés. Il se faufile hors de la synagogue, et une infirmière le cache dans une camionnette (qu'il prend alors pour une ambulance). Il est ensuite pris en charge et caché par un réseau, puis placé comme garçon de ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu'à la Libération. Ses parents, eux, mourront en déportation. Cette expérience personnelle traumatisante le poussera à devenir psychiatre. Il est recueilli à Paris par une tante, Dora, qui l'élèvera.
Carrière
- Interne en neurochirurgie à Paris (1967), en psychiatrie à Digne (1968-1971),
- Neurologue à l'hôpital de Toulon-La-Seyne (1972-1991),
- Chargé de cours à la faculté de médecine de Marseille (1974-1994),
- Chargé d'enseignement (éthologie clinique),
- Directeur d'enseignement (depuis 1996) à la faculté des lettres et sciences humaines de Toulon,
- Président du Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon (depuis 1998),
- Président du Prix Annie et Charles Corrin sur la mémoire de la Shoah (depuis 2005).
Boris Cyrulnik est une des 43 personnalités ayant constitué la commission Attali sur les freins à la croissance, dirigée par Jacques Attali et installée le 30 août 2007 par Nicolas Sarkozy.