La ville de Canton est, parmi les trois grandes villes chinoises actuelles, celle qui reste le plus éloignée géographiquement ; son intégration culturelle et politique est également celle qui a été la plus tardive. Les Cantonais, proches de Hong Kong et plutôt influencés par l'Occident, gardent un certain sentiment d'indépendance, et sont à mille lieues des préoccupations politiques de leurs compatriotes chinois.
Le climat subtropical du Guangdong inspire un mode de vie « méridional », bien différent des provinces du nord du Yangzi Jiang, et des habitudes vestimentaires très différentes : un patron chinois est souvent méconnaissable à Canton, où le short et le polo sont de mise. La population cantonaise est douée pour le travail et les affaires mais sait vivre et apprécier la bonne cuisine et la bonne humeur.
Le cantonais est un des rares dialectes chinois qui bénéficie de caractères propres, dont l'utilisation a été popularisée par son utilisation en tant que langue officielle à Hong Kong.
Le symbole de la ville est une statue représentant cinq béliers, que l'on trouve dans un parc du même nom.
La robe traditionnelle fendue très haut des deux côtés et qui a disparu lors de la période communiste est réapparu comme vêtement porté par les jeunes femmes.
Lors de la dictature de la bande des Quatre, la population bravait les interdits : les hommes jouaient aux cartes et les femmes refusaient de porter les cheveux courts. Des bals semi-clandestins étaient organisés et une sorte de jeu de poker avait cours. Les journaux de Hong Kong et même la presse internationale étaient distribués clandestinement.