Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption d'Entrevaux

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Introduction

Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption

d'Entrevaux
Vue de la façade
Latitude

Longitude
43° 57′ 01″ Nord

6° 48′ 40″ Est / 43.9503124, 6.8110293
PaysFrance France
RégionProvence-Alpes-Côte d'Azur
DépartementAlpes-de-Haute-Provence
VilleEntrevaux
CulteCatholique romain
TypeCathédrale
Rattaché àDiocèse de Digne
Début de la construction1609
Fin des travaux1630 pour la cathédrale 1660 pour le clocher
Style(s) dominant(s)Classique
ProtectionMonument historique

(1996)

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption d'Entrevaux est une église catholique romaine, autrefois cathédrale de l'évêque de Glandèves, qui avait déménagé sa résidence principale à Entrevaux au début du XVII siècle. Elle est cathédrale de 1624 à 1790 (et appelée cathédrale de Glandèves).

Construction

Le site de Glandèves, où avait été établi le siège de l'évêché à la fin de l'Empire romain, était peu sûr, et la ville se vida petit à petit au profit d'Entrevaux, plus facile à défendre. Le chapitre cathédral suivit en 1603.

La décision est prise de construire une cathédrale en 1604 par l’évêque Octave Isnard. Les travaux durent de 1609 à 1630, la décoration étant achevée dans les années 1650, et le clocher dans les années 1660. La cathédrale est probablement consacrée en 1627. Elle est classée monument historique le 27 juin 1996.

Description

À cause du site exigu et des nécessités de la défense de la ville, la cathédrale est orientée vers le nord-est. Ses dimensions sont de 40 m de long par 10 m de large, avec une hauteur sous voûte de 14 m.

Elle ne possède qu’une seule nef, de trois travées, sans chapelle latérale. Seuls trois vitraux ornent sa façade sud, le mur nord étant aveugle.

Vue d’Entrevaux, avec la cathédrale au premier plan

La cathédrale est intégrée aux fortifications de la ville en 1692 : son clocher est crénelé et sert de tour de défense.

Le chœur est richement orné.

Mobilier

Le mobilier classé monument historique au titre objet de la cathédrale comprend :

  • l’ensemble de l’autel, du retable et du tableau représentant le baptême du Christ, du XVIII siècle ;
  • l’ensemble du retable (1716) et le tableau de François Mimault représentant la Donation du rosaire (1631) ;
  • le calice en or et la patène en argent, du début du XIX siècle, le calice étant poinçonné d’une tête de vieillard ;
  • les 53 stalles de noyer, du XVII siècle, et la chaire, de la fin du siècle ou du début du siècle suivant, ornée des bas-reliefs des quatre Évangélistes ;
  • deux plats de quête en cuivre repoussé, et deux plats de quête en cuivre nu, tous datés du XVI siècle ;
  • une série de tableaux :
  • le Vœu de Louis XIII, daté des environs de 1630 ;

Le chœur de la cathédrale

    • une Assomption de François Mimault, datée de 1630 ;
  • une représentation de la Sainte-Famille, de la seconde moitié du XVII siècle ;
  • une statuette de saint Jean en argent, datée de 1807 ;
  • un buste-reliquaire de saint Jean-Baptiste, en cuivre argenté, daté du XVIII siècle, et qui sert aux processions du mois d’août ;
  • le buste-reliquaire de saint Pierre, en bois doré, du XVIII siècle ;
  • la porte d’accès au clocher, en noyer, date du XVII ou du XVIII siècle

Les orgues sont datées de 1717, et ont été restaurées en 1864, puis en 1948. Leur partie instrumentale est réalisée par Jean Eustache. Elles sont classées.

Le mobilier comprend également un portrait de l’évêque de Belloy ; la porte de la cathédrale est ornée des insignes sacerdotaux et épiscopaux, et de l’agneau pascal.