Vers 1250, la terre d'Ampoigné devint la propriété des Cheorchin, une famille d'ancienne chevalerie qui a laissé son nom à La Motte-Sorchin de Cosmes.
En 1328, Guillaume Cheorchin - qui figure au cartulaire des Bons-Hommes d'Angers - mourut en laissant ses biens, y compris cette terre, à son unique héritière, sa sœur Jeanne, qui avait épousé Jean de Quatrebarbes, seigneur de La Membrolle.
Vers la fin du XIV siècle, Marguerite d'Auvers, veuve de Jean de Quatrebarbes, reçut la terre d'Ampoigné en douaire et Marie de Couliette, veuve de Gilles de Quatrebarbes, en rendait aveu à Château-Gontier, en 1413 et 1414. Marie de Couliette épousa, en secondes noces, Guillaume d'Avaugour, l'un des plus fidèles serviteurs de Charles VII. Il figure en effet au nombre des hommes d'armes attachés à la personne du dauphin et participe à l'expédition qui va secourir la place de Saint-Florentin, près d'Auxerre, attaquée par le duc de Bourgogne. Veuf de Marie de Couliette, il épousa Blanche de la Tour-Landry qui dut se faire rembourser des sommes importantes prêtées au roi de France par son époux qui mourut en 1447. En 1434, d'Avaugour avait des prétentions sur la seigneurie d'Ampoigné, et il réussit à obtenir, du duc d'Alençon, une dispense de garde à Château-Gontier. En 1435, Louis de La Tour-Landry, mari de Jeanne de Quatrebarbes, rendait lui-même aveu de la terre d'Ampoigné.
En 1606, René de La Tour-Landry rédigea un acte de vente de la propriété en faveur de Jean et Julien Guilloteau mais ce fut Jean d'Héliand qui finit par en devenir acquéreur en 1609. Ses descendants conservèrent la seigneurie d'Ampoigné et en prirent bien souvent le nom ou le surnom.
En 1652, M. d'Héliand prétendait au droit d'avoir, comme seigneur d'Ampoigné, un poteau à ses armes à Chemazé. Edifié par la famille d'Héliand au XVIIe siècle, le château d'Ampoigné comporte deux tourelles rondes qui montent la garde de chaque côté du portail d'entrée. Le corps de logis, composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage et de combles, est doté d'un fronton triangulaire lui-même précédé d'un escalier à double rampe. Sur le fronton on peut remarquer ce qui reste d'un double écusson, mutilé et encadré de feuillages. L'intérieur du château renferme un escalier monumental qui conserve, au rez-de-chaussée, un très original arc rampant.
Vers 1688, Jean Leroux, adressait un mémoire concernant la Mine d'or du Château d'Ampoigné. En 1885, la terre et le château devenaient la propriété de la famille de Champagné.