Mont-de-Marsan a, dès sa fondation, une vocation militaire affirmée. Dotée de murailles, elle compte six portes, nommées en fonction de la direction vers laquelle elles s'ouvrent : portes de Roquefort, de Campet, de Saint-Sever, d'Aire, de Tartas et du port. Chacune d'elle est flanquée d'une haute tour. L'entrée primitive de la ville s'effectue par la porte de Roquefort, donnant accès au quartier du Bourg-Neuf.
Au XVIII siècle, on commence à concevoir la ville comme un cadre agréable et sain. La ville va ainsi perdre ses deux châteaux, ses tours, ses murailles et ses portes devenues étroites. Après la destruction du château Nolibos, la ville conserve ses remparts, mais le maréchal de Montrevel autorise en 1726 leur destruction, à la demande des habitants. En 1746, on abat encore une tour. En 1777, l'autorisation est donnée pour démolir les six portes de la ville, qui représentaient une gêne pour la circulation. La ville ainsi aérée amorce sa modernisation. On crée des places, des artères larges et plantées d'arbres, des promenades agrémentées de verdure. Le site de l'ancien château Nolibos est alors occupé par une promenade publique Montrevel plantée d'ormeaux. Les montois y fêtent le premier anniversaire de la prise de la Bastille et sous la Restauration, les élégantes s'y donnent rendez-vous.
Il ne reste plus de l'époque médiévale que quelques vestiges : des remparts, les deux maisons romanes fortifiées de Mont-de-Marsan et le donjon Lacataye.