La collégiale est construite en calcaire et pierre de taille dans un style gothique primitif selon un plan en croix latine à trois vaisseaux dont deux bas-côtés et un transept non débordant. S'ajoute un chevet entouré d'un déambulatoire permettant l'accès à trois chapelles rayonnantes dans l'abside dédiées à Saint Vincent, au Saint Sacrement et à Saint Martin. L'ensemble de l'édifice mesure quatre-vingt mètres de long, trente-cinq mètres de larges et dix-huit mètres de haut. Dans le bas-côté droit se trouvent les fonts baptismaux en calcaire sculpté et peint du XIII siècle.
S'ajoute la tour clocher, à l'origine isolée et bâtie sur le modèle des campaniles, achevée en 1537. Un tassement de terrain lors de la construction obligea les bâtisseurs à des corrections d'angles donnant à la tour un profil penché en arc de cercle vers le nord. Culminant à quarante mètres, le manque d'aplomb est de cent douze centimètres. En 1873, elle fut réunie à la collégiale.
Deux clochettes en fonte du XVII siècle, une cloche datant de l'an 1600 provenant de la chapelle de Housse en Belgique, une cloche en bronze de 1804 nommée Nicolas-Marie et une dernière de 1862 nommée Augustine sont disposées dans le clocher. Un bas-relief de l'Assomption, une statue de l'évêque Martin de Tours, l'autel en marbre rouge et noir du XVIII siècle décorent et meublent l'église.