Nous avons
com(In) = In
et
pour toutes matrices M et N d'ordre n, com(MN) = com(N) com(M)
La comatrice est aussi compatible avec la transposition :
com(M) = (com(M)).
de plus,
det(com(M)) = det(M).
Si p(t) = det(M - tIn) est le polynôme caractéristique de M et que q est le polynôme défini par q(t) = (p(0) - p(t))/t, alors
com(M) = q(M).
La comatrice apparaît dans la formule de la dérivée d'un déterminant.
Pour A∈Mn(K):
- si A est de rang n (i.e. A inversible), Com(A) aussi. On a alors Com(A)=det(A) tA−1 et Com(A)−1=det(A)1 tA.
- si A est de rang n-1, Com(A) est de rang 1.
- si A est de rang au plus n-2, Com(A)=0.
Si n≥3 et A∈Mn(K), Com(Com(A))=det(A)n−2A (et est donc nulle si, et seulement si, A n'est pas inversible). Si n=2, on a Com(Com(A))=A pour toute matrice A (ce qu'on peut inclure dans la formule précédente avec la convention x = 1 pour tout x∈K, y compris pour x=0).
Si n≥3, les matrices A∈Mn(R) telles que A=Com(A) sont la matrice nulle et les matrices spéciales orthogonales. Si n=2, ce sont les matrices multiples des matrices spéciales orthogonales.