Espèce post-pionnière d'origine méditerranéenne, il vivait d'abord sur tout le pourtour du bassin et fut dispersé du temps de l'Empire romain jusque dans le reste de l'Europe.
Dans son biotope du sud, il ne dépasse guère 10-12 m de hauteur et un diamètre de tronc de 30 à 45 cm. En remontant dans les régions plus humides et aux sols plus riches, il atteint des circonférences deux fois plus grandes et, en forêt, arrive à égaler de peu les plus grands arbres. Une essence qui parmi d'autres espèces de sorbiers possèdent une plasticité à s'acclimater dans beaucoup de zones différentes. Et avec les migrations végétales qu'on constate actuellement, des aires de répartition qui s'agrandissent avec les températures changeantes, il n'aura aucun problème quant à son intégration dans de nouvelles aires.
Sa multiplication par germination n'est pas très efficace dans certains biotopes et ses rejets pas toujours suffisants pour pérenniser l'espèce. C'est pour cela que l'assistance de l'humain est nécessaire pour des plantations et sélections d'individus aux caractères génétiques riches (notamment dans les endroits septentrionaux à une limite séparant la France de l'Ardèche à la Dordogne).
C'est un arbre à l'écorce brun-orangé, aux feuilles caduques pennées (13 à 21 folioles) et aux fleurs blanches. Ses fruits verts tachés de brun-rougeâtre à maturité peuvent ressembler à de petites pommes ou à de petites poires selon les cultivars.
On confond souvent le cormier avec le sorbier des oiseleurs. Le cormier a des besoins en lumière élevés (même s'il préfère un léger ombrage au plein soleil), c'est un arbre à forte croissance et à axe continu capable de développer un grand houppier. Son bois est très dense : 800 à 900 kg/m(par comparaison le chêne fait 700 à 800 kg/m ; le merisier : 550 à 600).
Le cormier supporte mal la concurrence d'autres arbres. La longévité moyenne du cormier est de 150 à 200 ans mais on connaît des exemples vieux de plus de quatre siècles.
Le cormier a quelques ennemis naturels comme les insectes ou les champignons parasites, mais le chancre nectrien est à redouter par sa virulence. Le bois du cormier, particulièrement dur, était utilisé pour faire des règles et est toujours apprécié en ébénisterie.