Lors de travaux de restauration en 1937 fut mis au jour une peinture murale sur la partie nord du chœur. Il s'agit d'une scène à deux registres superposés, située à trois mètres du sol. Elle semble avoir été tronquée lors des travaux successifs, elle semble donc être antérieure à la fortification de l'église.
Les détails vestimentaires des personnages permettent de la dater ente le XIII siècle et le XIV siècle.
Les deux scènes représentent le Paradis terrestre.
Le premier décrit le Paradis avant qu'Adam et Ève n'aient mangé la fruit. A gauche une femme (Ève) aux longs cheveux blonds dissimule de ses mains sa nudité. Elle détourne son visage d'un oiseau qui regarde en direction du deuxième tableau. Adam est absent de la scène conservée mais il est possible qu'il ait été présent dans le décor complet. Le décor est formé d'arbres-artichauts. Une jeune biche, de couleur fauve, se nourrit de petites branches.
Dans la deuxième scène, le couple originel est cette fois vêtu. Ève est en robe longue jusqu'au pied ; Adam est à ses côtés. Leurs regards se tournent vers la gauche, en direction d'un être à tête de fille et au corps d'échassier, s'enroule autour d'un arbre-artichaut, d'où s'envole un oiseau effarouché aux ailes à demi-éployées. Un loup noir menaçant cherche au sol sa nourriture.
La scène du niveau inférieur est à rattacher aux pèlerinages et aux miracles que la Reine Radegonde accomplit durant et après sa vie. Il s'agit de pèlerins à Sainte-Croix de Poitiers, le monastère fondé par sainte Radegonde. Y sont représentés la vraie croix exposée sur l'autel, la lampe dont l'huile débordait miraculeusement et des béquilles pendant des murs.