Église Saint-Martin de Saint-Martin-de-Ré

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Introduction

Église paroissiale

Saint-Martin
Vue générale de l'édifice
Nom local"Grand Fort"
Latitude

Longitude
46° 12′ 11″ Nord

01° 22′ 05″ Ouest / 46.20306, -1.36806
PaysFrance France
RégionPoitou-Charentes
DépartementCharente-Maritime
VilleSaint-Martin-de-Ré
CulteCatholique (paroisse)
TypeÉglise paroissiale
Rattaché àÉvêché de La Rochelle
Début de la constructionXIV siècle
Fin des travauxXVIII siècle (après Guerres de religion)
Style(s) dominant(s)Gothique
Classé(e)Monument historique
Localisation


Église Saint-Martin de Saint-Martin-de-Ré

L'église paroissiale Saint-Martin de Saint-Martin-de-Ré dresse encore ses ruines gothiques au cœur de la ville. Ravagée à plusieurs reprises par les conflits, elle fut finalement reconstruite plus modestement aux XVII siècle et XVIII siècle, en réutilisant ce qui subsistait de l'édifice gothique.

Historique

Les origines de la ville et de l'église sont mal connues, bien que le fait que les deux aient été détruites par les Normands soit assez probable.

On sait cependant avec certitude qu'au XI siècle, la paroisse est donnée au chapitre du Puy-en-Velay par le comte de Poitou, Guillaume Aigret. Les chanoines conserveront la paroisse jusqu'au XVI siècle. Il ne reste cependant aucun vestige de l'édifice roman du XI siècle.

En effet, on entreprend la construction d'un nouvel édifice au XIV siècle, construction qui semble s'être poursuivie au XV siècle à l'issue de la période troublée de la Guerre de Cent Ans. Au vu des ruines qui subsistent, l'église devait être spacieuse et très lumineuse, avec une hauteur sous voûte tout à fait respectable. Elle était également fortifiée (elle prit alors le nom de "Grand Fort"), au vu des restes de mâchicoulis encore présents aujourd'hui sur les ruines médiévales. Il s'agit d'un système complet de mâchicoulis sur arcs sur les façades qui déborde sur les murs en retour.

Cependant cette église devait être ruinée moins d'un siècle plus tard. L'île de Ré, à majorité protestante, est mise à sac par ces derniers en 1586 lors de leurs disputes sur le territoire contre les catholiques. L'église s'effondrent en grande partie : il n'en restera que la base des murs de la nef et les chapelles latérales et les hauts murs du transept, conservés du fait de leur importance militaire, étant fortifiés.

Au XVII siècle le culte put reprendre dans l'édifice dévasté, après la victoire des catholiques sur les protestants. En 1629 les travaux de reconstruction proprement dits débutent. Ils dureront plusieurs années. Mais l'édifice est de nouveau ravagé en 1696 lors du bombardement de la place forte de Saint-Martin-de-Ré par une flotte constituée de navire anglais et hollandais. Puis le XVIII siècle vint. Le premier jour de l'an 1774 le clocher s'effondre, entraînant avec lui une partie des voûtes. On décide alors de reconstruire l'édifice en inversant l'orientation du chœur : clocher à l'est, chœur désormais à l'ouest. À la Révolution, le culte est momentanément fermée.

Au cours des deux siècles suivants, l'édifice fut restauré et embelli d'un nouveau mobilier, avant d'être de nouveau ravagé par un incendie en 1964. Cependant l'édifice fut rapidement réhabilité.

Le clocher sert aujourd'hui de terrasse panoramique sur la ville et ses environs.

L'édifice aujourd'hui

L'aspect tourmenté et complexe de l'édifice actuel, dominé par les ruines gothiques du transept, témoigne de son histoire mouvementée. Les parties les plus anciennes datent du XV siècle : il s'agit des murs des deux croisillons du transept, encore en élévation, dotés d'un chemin de ronde et dotés de leurs portails à la statuaire mutilée. Subsistent également de l'édifice médiéval les chapelles de l'actuel chœur (qui était en fait la nef de l'édifice) et celles du bas-côté sud. On peut également voir une fenêtre de style flamboyant et aujourd'hui obstruée sur le mur gouttereau nord.
L'édifice de 1628 était lui aussi voûté d'ogives et suivait l'orientation de l'église médiévale. Cependant il fut fortement ébranlé par l'effondrement du clocher en 1774, et il ne semble en rester que les colonnes écrêtées et les parties hautes des bas-côtés et de la nef. L'orientation du chœur fut modifiée après l'effondrement de 1774, et un nouveau clocher fut construit à l'emplacement du sanctuaire médiéval. L'église fut alors charpentée.
Après l'incendie de 1964, les couvertures de l'édifice (charpente et toit) durent être reconstruits.
Le clocher formé par une tour carrée est aujourd'hui visitable et renferme trois imposantes cloches: Marie Thérèse (la plus grosse qui sonne en ré); Charles Catherine (la moyenne qui sonne en mi); Marie Pierre Michel Samuel Augustine (la petite qui sonne en fa).

Galerie d'images

Vestiges du croisillon nord du transept

Vestiges du croisillon sud du transept

Portail du croisillon nord du transept

Nef et choeur actuels

Nef et collatéral sud