Soit K un corps. Une extension de K est un couple (L, j) où L est un corps et j un morphisme de corps de K dans L (les morphismes de corps étant systématiquement injectifs).
On montre qu'il existe un sur-corps N de K et un isomorphisme de corps f:N→L tels que la restriction de f à K soit égale à j. Ainsi l'extension (L, j) peut être identifiée à l'extension (N, i) avec l'inclusion i. Pour cette raison, les extensions d'un corps sont généralement considérées comme des sur-corps. Notons cependant que certaines constructions d'extensions ne sont pas naturellement des sur-corps (par exemple le corps de rupture) et que la définition d'extension ci-dessus permet plus de souplesse.
Une sous-extension de L / K est un sous-corps de L contenant K. Si V est un sous-ensemble de L, alors on définit le corps K(V) comme le plus petit sous-corps de L contenant K et V. Il est constitué des éléments de L pouvant être obtenus grâce à un nombre fini d'opérations additives et multiplicatives, et d'inversions sur K et V. Si L = K(V), on dit que L est engendré par V.