- Le corps des nombres complexes est une extension simple de dimension deux des nombres réels. Il est engendré par l'imaginaire pur i.
La démonstration est donnée dans l'article Extension de Galois.
- Le corps engendré par la racine cubique de deux et l'imaginaire pur i est une extension simple du corps des nombres rationnels.
En effet, une démonstration est donné dans l'article Extension de Galois.
Il est possible de s'en rendre compte par une approche plus directe. Le corps des nombres rationnels est un corps parfait (cf Extension séparable) c’est-à-dire qu'aucun polynôme minimal n'admet de racine multiple. Le théorème de l'élément primitif montre alors que toute extension algébrique finie est simple. L'extension est finie car c'est une extension de deux éléments algébriques.
Il est encore possible de s'en rendre compte par une méthode plus calculatoire. Le corps est en effet l'extension du nombre algébrique r somme de racine cubique de deux et de l'imaginaire pure i. Il suffit de remarquer que r est racine d'un polynôme à coefficients rationnels de degré six. L'article Extension algébrique montre alors que l'extension simple de r est de dimension six avec pour base (1, r, r, ..., r) si l'extension est considérée comme un espace vectoriel sur le corps des nombres rationnels. Il suffit alors de vérifier que i et la racine cubique de deux sont combinaisons linéaires de cette base. Si la méthode est calculatoire, elle permet néanmoins de trouver le résultat sans théorème puissant.
- Le corps des nombres réels n'est pas une extension simple du corps des nombres rationnels.
L'extension contient au moins un nombre transcendant, par exemple π et un nombre algébrique d'ordre deux, par exemple la racine carré de deux.
Plus généralement:
Cette propriété provient de la définition d'une extension quadratique.
- Toute extension finie séparable est une extension simple, et donc toute extension finie sur un corps parfait est simple.
C'est une conséquence directe du théorème de l'élément primitif. En corollaire, on a l'exemple suivant:
Il existe des extensions finies qui ne sont pas simples. Par exemple, si L est le corps de fractions rationnelles à deux variables k(X,Y) à coefficients dans un corps k de caractéristique p, et si K est le sous-corps k(X,Y) de L, alors L/K est une extension finie qui n'est pas simple. En effet, l'extension est de degré p, alors que tout élément de L est de degré au plus p sur K.