GRS 1915+105 est une binaire X à faible masse, c'est-à-dire que son étoile compagnon est une étoile de la séquence principale de faible masse, dont le type spectral est K/M III. Elle forme avec elle une orbite relativement grande, de période orbitale d'environ 33,5 jours. C'est la plus grande période orbitale connue à ce jour (2006) pour un tel système, loin devant V404 Cygni (6,47 jours).
La nature de trou noir de GRS 1915+105 est révélée par l'analyse de l'orbite révélée par l'étoile compagnon. Par spectroscopie il est possible d'extraire une quantité appelée fonction de masse, qui donne une limite inférieure à la masse du compagnon sombre de l'étoile. Cette fonction de masse vaut ici 9,5±3 masses solaires, largement plus que la masse maximale d'une naine blanche (1,4 masse solaire) ou d'une étoile à neutrons (entre 2 et 3 masses solaires). Ce trou noir arrache de la masse à son étoile compagnon, masse qui spirale et s'échauffe en tombant vers le trou noir, ce qui se traduit par une émission de rayons X transitoire, la perte de masse due au phénomène de débordement du lobe de Roche étant comme pour la quasi totalité des binaires X à faible masse relativement irrégulière. La masse du trou noir est évaluée à 14±4 masses solaires par l'intermédiaire de l'analyse du spectre de son étoile compagnon, dont la masse est, elle, estimée à 0.81±0.53 masse solaire. Cette masse associée au type spectral observé est compatible avec le fait qu'une portion significative de la masse de l'étoile ait déjà été absorbée par le trou noir, comme attendu pour un système de ce type s'il est observé dans un état suffisamment évolué.
En 1997 fut mis en évidence le phénomène d'oscillations quasi-périodiques (QPO) dans GRS 1915+105 à l'aide du satellite Rossi X-ray Timing Explorer (RXTE). En particulier, des QPO centrées sur la période de 67 Hz confortent très fortement l'interprétation de trou noir de masse égale à l'estimation de 14±4 obtenue par ailleurs.
En 2006, l'analyse du spectre X de cet objet permit de poser des contraintes très fortes sur son moment cinétique. Il put ainsi être déterminé à un très haut degré de confiance que le moment cinétique étant extrêmement proche de la valeur maximale d'un trou noir en rotation (trou noir de Kerr), puisque étant contrainte à être supérieure à 98% de sa valeur maximale.