Introduction
Au début du XX siècle, la Mésopotamie, un des berceaux de la civilisation, fait partie de l'Empire ottoman. En 1916 durant la Première Guerre mondiale, la France et la Grande-Bretagne se partagent la partie arabe de l'empire créant ainsi les actuelles frontières du Moyen-Orient (accord Sykes-Picot). Depuis cette époque, la démographie et la création de grands réservoirs d'eau aux fins d'irrigation et d'énergie hydroélectrique ont abouti à la raréfaction d'une eau pourtant abondante. Dès 1923, la nécessité d'accords de partage des eaux du Tigre et de l'Euphrate entre les riverains s'est révélée. La négociation est toutefois difficile car la Turquie est à la fois le pays amont des deux fleuves, le riverain le plus puissant militairement et le seul dont les ressources hydrauliques sont abondantes. Elle souhaite toutefois utiliser les eaux des deux fleuves pour irriguer la région du Sud-est de l'Anatolie pour y développer une activité agricole et produire 22 % de son électricité (voir le projet d'Anatolie du Sud-est).

