Introduction

Jean-Paul Brighelli lors d'un colloque sur l'éducation en juillet 2009.
Jean-Paul Brighelli (né le 23 septembre 1953 à Marseille) est un enseignant et essayiste français.

Jean-Paul Brighelli lors d'un colloque sur l'éducation en juillet 2009.
Jean-Paul Brighelli (né le 23 septembre 1953 à Marseille) est un enseignant et essayiste français.
À la fin des années 1960 et au cours des années 1970, Jean-Paul Brighelli est un jeune militant d'extrême gauche. Son père, Jacques Brighelli, ancien policier, deviendra en 1982 le président de la première université de Corse, implantée à Corte. Sa mère, sténo-dactylographe, est devenue aide-médicale sur concours.
Jean-Paul Brighelli est élève au lycée Saint-Charles de Marseille de 1964 à 1970, année où il décroche le baccalauréat en candidat libre à la fin de sa première . Il fait deux ans d'études littéraires au lycée Thiers (hypokhâgne et khâgne), et il est admis en 1972 à l'École normale supérieure de Saint-Cloud.
Après sa réussite au concours de l'agrégation de lettres modernes en 1975, il est affecté sept ans en Normandie au collège de Neubourg dans l'Eure , puis de 1982 à 1984, au lycée de l'Essouriau (aux Ulis) et de 1984 à 1988 au lycée de Montgeron. De 1988 à 1998, il exerce au lycée Robert Doisneau dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. En 1998, il est professeur au lycée Mermoz de Montpellier et de 2003 à 2008 au lycée Joffre de Montpellier en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en PCSI.
Depuis 2008, il est professeur de lettres en CPGE au Lycée Thiers de Marseille. Outre son service dans le secondaire et en CPGE, Jean-Paul Brighelli a été chargé de cours en littérature des XVII et XVIII siècles à l'ENS-Saint-Cloud et à l'Université Paris-III. Il est membre du jury du Capes externe de Lettres modernes depuis 2005.
Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet 2009 sur proposition du ministère de l'éducation nationale (33 ans de services civils). La décoration lui est remise le 16 juillet 2009 par Xavier Darcos : "Cher Jean-Paul, votre brillant parcours dans l’Education nationale et votre engagement pour renforcer notre école justifient pleinement l’hommage qui vous est rendu ce soir".
Jean-Paul Brighelli est l'auteur ou le co-auteur d'un grand nombre d'ouvrages parus chez différents éditeurs.
On lui doit de nombreux ouvrages pédagogiques destinés aux lycéens et aux étudiants. Au début des années 1980, il est le co-auteur, avec Christian Biet et Jean-Luc Rispail, d'une série de manuels de français publiés chez Magnard, « dont la richesse et l’intelligence furent unanimement reconnues ». Il rédige également plusieurs ouvrages, dont des annales, pour les lycéens des séries littéraires et les étudiants de BTS.
Il publie également un grand nombre d'essais sur des écrivains et oeuvres littéraires (Sade, Dumas, Maupassant, Malraux, Les Liaisons dangereuses, etc.), sur des sites (Le mont Saint Michel) ou régions géographiques (en particulier sur la Corse), et plusieurs fictions, dont des oeuvres érotiques, écrites sous pseudonyme, ainsi que le roman Pur porc. Ce roman est adapté au cinéma par Antoine Santana sous le titre "Viande froide", avec François Berléand.
En 2010, il préface "La Croisière du Dazzler" de Jack London, publiée aux éditions Phébus (collection Libretto).
Jean-Paul Brighelli a été révélé au grand public en 2005, lors de la parution aux éditions Gawsewitch de La fabrique du crétin, premier opus d'une série de quatre ouvrages fustigeant le déclin du système scolaire français au cours des dernières décennies, et cherchant à y apporter des solutions. Après La Fabrique du Crétin en 2005 et À bonne école en avril 2006, il publie Une école sous influence ou Tartuffe-Roi en octobre 2006 puis Fin de récré en 2008.
Il bénéficie d'une assez forte présence dans les médias : à la télévision, il a été, entre autres, l'invité d'Arlette Chabot en novembre 2006, de Serge Moati dans l'émission Ripostes en avril 2008 et d'Éric Lange dans l'émission "Ça vous dérange" sur France Inter en 2009. Sur internet et dans la presse, il a été l'objet de plusieurs articles du Figaro, du Point et de l'Express, et il collabore à Marianne 2, le site de l'hebdomadaire Marianne.
Appelant de ses vœux « une refondation de l'école », il milite en particulier contre les options des « pédagogistes » représentés par Philippe Meirieu et pour un retour aux fonctions traditionnelles de l'école : la transmission des savoirs, l'apprentissage de connaissances et l'élitisme républicain. Pour atteindre ces objectifs, il est favorable à la suppression du collège unique (mis en place par René Haby et Valéry Giscard d'Estaing), la rénovation de la classe de seconde, la sélection des lycéens à l'entrée de l'Université, et la restauration de l'IPES pour choisir et former les futurs enseignants. Il prolonge la réflexion menée dans ses livres en tenant le blog Bonnet d'âne, auquel il invite ses lecteurs, sympathisants et détracteurs à participer.
Après de nombreuses années passées au Snes, Jean-Paul Brighelli rejoint le SNALC, qui lui semble « le moins réactionnaire des syndicats ». Il est accusé de la part du Snuipp, qui appartient à la même fédération que le Snes, de « surfer sur des propos récoltés au café du commerce ».
En 2007-2008, il collabore à l'élaboration des nouveaux programmes du primaire, puis à la réécriture des programmes de français en collège.
Suzanne Bauer pour les Cahiers pédagogiques et Pierre Frackowiak, inspecteur de l'Éducation nationale, accusent Jean-Paul Brighelli de manquer d'honnêteté intellectuelle dans ses ouvrages La Fabrique du crétin et À bonne école. Ils considèrent que ces écrits comportent un grand nombre de contre-vérités, de généralisations hâtives et ne reposent sur aucune donnée fiable.
Philippe Meirieu considère Jean-Paul Brighelli comme « un rétro-penseur » aux « lubies réactionnaires » et l'accuse de « généraliser des exemples pour étayer un livre, [La fabrique du Crétin], dont le titre est insultant pour les enseignants ». Jean-Michel Zakhartchouk reproche à Jean-Paul Brighelli "un simplisme outrancier" et une "incroyable prétention".
Membre du jury du CAPES de Lettres modernes, Jean-Paul Brighelli est invité à démissionner de cette fonction le mercredi 10 mai 2006 par le président du jury, Alain Pagès. Ce dernier lui reproche ses prises de positions critiques sur l'évolution de l'éducation, qui ont été extrêmement mal perçues par d'autres membres du jury et ont provoqué la mise en place d'une pétition contre sa présence au sein du jury. Cette mise à l'écart suscite beaucoup d'émotion, et Gilles de Robien, alors ministre de l'éducation, demande que l'affaire soit éclaircie. Jean-Paul Brighelli est réintégré deux jours plus tard, l'Inspection Générale affirmant : « Tout cela n'était qu'un malentendu, apaisons les esprits ».
Lors du second tour des élections présidentielles de mai 2007, il préfère le candidat Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal : X. Darcos l'en remercie publiquement lors de la remise de sa légion d'honneur en octobre 2009.
En janvier 2008, Laurent Lafforgue, mathématicien et auteur de la préface de À bonne école, s'en prend avec virulence à Jean-Paul Brighelli. Il lui reproche d'insulter « la foi religieuse en général, la foi chrétienne en particulier, l'Église catholique et jusqu'à la personne du Christ », ainsi que de faire preuve d'« une pensée indigente » dans son ouvrage Une école sous influence ou Tartuffe-Roi. Après l'avoir soutenu pendant plusieurs années, Laurent Lafforgue accuse Jean-Paul Brighelli d'avoir abusé sa confiance, et d'avoir exploité à son propre profit le problème du délabrement du système éducatif : « M. Brighelli avait trouvé dans la ruine de l'école une mine d'or à exploiter au moyen de livres faciles » (dans une lettre ouverte aux dirigeants du SNALC).
Fin 2009, Jean-Paul Brighelli semble se rapprocher du Modem. En novembre 2009, son invitation à une rencontre PC-Verts-PS-Modem sur le thème de l'éducation est controversée, au point d'être annulée par Vincent Peillon
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