Introduction
Le joint de culasse (lorsqu'il existe), situé entre la culasse et le bloc-cylindres du moteur à explosion doit assurer les fonctions suivantes :
- étanchéité de chaque chambre de combustion,
- continuité du circuit d'eau de refroidissement,
- continuité du circuit de lubrification,
- séparation stricte entre le circuit d'huile, le circuit d'eau et la chambre de combustion,
- passage des vis ou des goujons d'assemblage culasse/bloc-cylindres
et doit donc résister à des contraintes thermiques, mécaniques et chimiques très importantes. Il reste une des pièces – si ce n'est la pièce – la plus fragile d'un moteur moderne.
Les grandes surfaces en jeu, les précisions de fabrication (planéité de la culasse et de la surface supérieure du bloc-cylindres, rugosité des surfaces en contact avec le joint) font que le remplacement d'un joint de culasse n'est pas une opération anodine et doit être conduite conformément à une procédure très détaillée concernant les points suivants :
- désassemblage culasse/bloc-cylindres,
- nettoyage,
- contrôle de la géométrie et de la rugosité des surfaces en contact avec le joint,
- ordre et force de pré-serrage et de serrage des goujons ou des vis d'assemblage,
- vérification du bon fonctionnement et reserrage après quelques heures d'utilisation.
Avant la loi interdisant l'amiante dans les véhicules automobiles, le joint de culasse était constitué d'une feuille d'amiante placée entre deux feuilles de cuivre, l'ensemble étant renforcé, autour des différents trous (passages d'eau, passages d'huile, chambre de combustion, ...) d'anneaux de cuivre. Depuis la loi sur l'amiante, ce matériau a disparu des joints de culasse.