Le personnage d'Oscar Hopkins dans le roman de Peter Carey Oscar et Lucinda (en) (1988) utilise du laudanum (au départ par coercition) pour dominer son hydrophobie lors de son expédition de Sydney. De plus, le personnage de Mary Shelley, Victor Frankenstein (1831) utilise du laudanum pour l'aider à s'endormir après la mort de son ami, Henry Clerval.
Le laudanum figure aussi dans des fictions historiques. Dans la série de romans Aubrey-Maturin de Patrick O'Brian (dont a été tiré le film "Master and commander : De l'autre côté du monde"), le chirurgien du vaisseau, Stephen Maturin, utilise la drogue dans l'exercice de son métier, et lutte contre sa propre addiction à celle-ci.
Dans le roman La rose rebelle de l'auteure canadienne Linda Holeman, un anglais distribue allègrement du laudanum à des immigrantes indiennes afin d'obtenir d'elles des faveurs sexuelles.
On retrouve également le laudanum dans La Chambre double de Charles Baudelaire ; en effet, il en usait pour soulager les douleurs qu'il ressentait face à sa syphilis, participant ainsi à l'illusion de sa chambre « double ».
Thomas De Quincey relate les effets de l'opium dans son œuvre majeure : Les Confessions d'un mangeur d'opium anglais. Cette prise de laudanum vise au départ à soulager ses douleurs d'estomac mais elle finira vite par être le lot quotidien de De Quincey.
Dans le film Entretien avec un vampire adapté du célèbre livre d'Anne Rice, Claudia utilise du Laudanum pour endormir deux jeunes enfants afin de les offrir à son « père » Lestat.
Dans le film From Hell, Johnny Depp en distille dans une préparation à base d'absinthe. Il fume également de l'opium.
Jules Romains y fait allusion dans Knock ou le Triomphe de la médecine lors de l'entretien avec le pharmacien Mousquet.
Laudanum est également le nom d'un camp retranché qui abrite une garnison de légionnaires dans les albums d'Astérix.
Dans Dixie de Julien Green, Elizabeth prend régulièrement du laudanum administré par sa gouvernante Miss Llewelyn pour faire face à la mort de son mari Billy, tué lors de la guerre de Sécession.
Dans Dracula de Bram Stoker (1897), le Comte se sert de laudanum pour endormir les servantes de Lucy.
Dans Anna Karénine de Léon Tolstoï, Anna en utilise pour pouvoir dormir, après que son mari lui a refusé de voir son fils.