Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
En 1984, l'Amérique fut bouleversée. Sur le plan politique, un nouveau régime fut instauré : la « syndicature ». Entité à la fois capitaliste, centralisatrice et isolationniste (voire xénophobe), la syndicature fut surtout soucieuse de faire taire ses détracteurs. Pour contrer ceux-ci, elle procéda à plusieurs arrestations. Aussi, elle exila les plus farouches : leur destination : Hawksbill Station.
En fait, il s'agissait d'un saut dans le passé. Pour les condamnés, il équivalait à un milliard d'années. Quant à un possible retour, il n'y avait aucun espoir (la technologie ne le permettait pas). Une fois relégué au passé, nul ne pouvait en revenir.
À Hawksbill Station, tout était désolation. L'environnement était hostile et inhospitalier. Aussi, il n'y avait ni végétation, ni animaux terrestres. À l'ère paléozoïque, la vie naissait à peine.
Pour survivre, les déportés durent lutter. Aussi, ils durent « aménager » un territoire. Puis, il leur fallu chasser l'ennui et vivre sans femmes. Plusieurs s'accrochèrent à leurs souvenirs. D'autres demeurèrent actifs (s'adonnant à la pêche, explorant l'Amérique préhistorique). Malheureusement, bon nombre devinrent fous. Aussi, certains moururent.
Vingt-cinq ans durant, les déportations se succédèrent. En fait, ce fut le cas jusqu'à l'arrivée de Lew Hahn.
Celui-ci n'avait rien d'un prisonnier politique. À Hawksbill Station, il paraissait énigmatique. Un beau jour, il dut s'expliquer. C'est alors que tous furent émus...