Ligne de tramway de Livry à Gargan

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Introduction

Livry Gargan
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PaysFrance France
Villes desserviesLivry-Gargan
Historique
Mise en service1890
Fermeture1930
ConcessionnaireCh. de fer de l'Est
Caractéristiques techniques
Longueur3,3 km
ÉcartementVoie normale
ÉlectrificationNon électrifiée
Nombre de voiesVoie unique
Schéma de ligne
Schéma de la ligne
Vers Bondy
BSicon BHF.svgGargan
Vers Aulnay-sous-Bois
BSicon exHST.svgFosse-Maussoin
BSicon exHST.svgSévigné
BSicon exHST.svgMairie
BSicon exHST.svgPlace de la Fontaine
BSicon exHST.svgMarché
BSicon exHST.svgRoute de Sevran
BSicon exKBHFe.svgLivry rue de Meaux (Terminus)

La ligne de Livry à Gargan est une ancienne ligne de tramway à vapeur de l'ancienne Seine-et-Oise (actuelle Seine-Saint-Denis) qui fonctionna sur une ligne de 3,3 km de longueur entre la gare de Gargan et Livry, entre 1890 et 1930.

La création de la ligne

La ligne Paris - Strasbourg desservant sa voisine Le Raincy mais évitant Livry, la municipalité d'alors engagea la construction d'un chemin de fer afin d'améliorer la desserte de la commune, à la demande des habitants de la ville.

En 1886, la municipalité négocia un traité avec la compagnie des chemins de fer de l'Est, qui exploitait déjà la Ligne des Coquetiers, par lequel elle s'engageait à lui confier l'exploitation de la future ligne pour toute la durée de la concession c’est-à-dire jusqu'au 26 novembre 1954.

Cette ligne d'intérêt local (VFIL) et à voie normale de la gare de Gargan à Livry-ville fut décrété d'utilité publique par un décret du 21 février 1889 sous forme de tramway à vapeur pour le transport des voyageurs, colis et mesagerie, ainsi que la convention d'exploitation de 1886.

Les caractéristiques de la ligne

Cette ligne avait une voie unique de 3,3 km de longueur et à voie normale, contrairement aux tramways d'alors généralement à voie métrique. Elle était implantée sur la RN3.

Elle avait son origine à la gare de Gargan, où elle possédait son propre quai d'embarquement, ainsi qu'un parc à coke et une grue réservoir et terminait rue de Meaux, après le carrefour de la rue Jean-Jacques-Rousseau. Pour aller d'un bout à l'autre de la ligne, les habitants payaient 0,65 franc en première classe, 0,45 franc en seconde classe, 0,30 franc en troisième classe.

Les arrêts desservis

Les huit arrêts de train dans Livry étaient :

  • Gare de Gargan (Station de la Compagnie de l'Est)
  • Arrêt Fosse-Maussoin
  • Arrêt RN 3 Sévigné (aujourd'hui carrefour Kennedy - restaurant Por Do sol)
  • Arrêt RN 3 Halte de la Mairie
  • Arrêt RN 3 Place de la fontaine
  • Arrêt Marché, rue de Meaux
  • Arrêt route de Sevran
  • Arrêt terminus rue de Meaux (Actuel Bd Robert-Schuman)

Le tramway au terminus de la Route de Meaux, en plein milieu de la RN3

L'exploitation

La ligne de 3 km. fut ouverte au trafic le 12 Juillet 1890, et ses huit stations étaient desservies en 1914 par 17 navettes quotidiennes en 18 ou 19 minutes de trajet.

Les horaires du Tramway en 1914 Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les locomotives

La locomotive 0.203 l'Ill

Le terminus de la ligne en gare de Gargan

Une rame au tout début du XXe siècle. On imagine le confort des voyageurs de la voiture à impériale, datant des origines de la Ligne des Coquetiers, et sans vitre à l'impériale pour les protéger...

Les quatre locomotives à vapeur, type 030T, portaient un nom d'un affluent ou sous-affluent du Rhin :
- la 0.204 Liepvrette,
- la 0.208 Thur,
- la 0.203 l'Ill
- et la 0.209 la Zorn,
afin d'évoquer la perte récente de l'Alsace-Lorraine. Elles circulèrent sur la ligne pendant ses 40 ans d'existence, avant de poursuivre leur carrière sur la petite ligne de Vrigne-Meuse à Vrigne-aux-Bois (Ardennes).

Les voitures à impériale couverte provenaient, elles, de la ligne des Coquetiers.

Trafic

En 1912 le nombre de voyageurs transportés était de 353 000 pour atteindre 516 000 en 1928.

La fin de la ligne

Le 28 août 1930, à la suite de la réfection du pavage de la route nationale, et l'exploitation de la ligne se révélant par ailleurs très déficitaire, la municipalité décida avec la compagnie des chemins de fer de l'Est la substitution d’autobus au train qui encombrait la route, et qui occasionnait trop fréquemment des accidents d'où son surnom d'« écraseur » donné par les usagers et les riverains.