Introduction
La maladie de Charcot-Marie-Tooth type 1 est la plus fréquente des neuropathies héréditaires du groupe des maladies de Charcot-Marie-Tooth (environ 50% des cas). C'est une maladie dont la transmission génétique est autosomique dominante, et qui affecte la myéline.
La démyélinisation des nerfs périphériques se manifeste par une faiblesse musculaire des muscles distaux avec atrophie musculaire, une perte de la sensibilité et une diminution de la conduction nerveuse. Elle progresse lentement et est souvent associée à des pieds creux. Le début commence entre 5 et 25 ans. Moins de 5 % des malades perdront leur autonomie avec nécessité d'une chaise roulante. L'espérance de vie n'est pas diminuée.
Il existe 6 sous-types de maladie de Charcot-Marie-Tooth type 1 respectivement désignés :
- CMT1A : ce type de CMT est dû à la présence en triple exemplaire du gène PMP22 (au lieu d'un double exemplaire), entraînant une surproduction de protéines nuisant au fonctionnement des nerfs périphériques. La CMT1A a fait l'objet d'une expérimentation thérapeutique par un traitement visant à inhiber cette surproduction. Cet essai n'a pas donné de conclusions suffisamment significatives pour qu'un traitement puisse être envisagé dans l'immédiat.
- CMT1B
- CMT1C ou anciennement maladie de Dejerine-Sojas. À l'origine d'une démyélinisation sévère, facilement détectée par la mesure des vitesses de conduction nerveuses qui sont comprises entre 24 et 42 m/s. Elle débute fréquemment dans l'enfance avec des symptômes identiques à ceux de CMT1A.
- CMT1D
- CMT1E
- CMT1F, parfois désignée sous le nom de maladie de Charcot-Marie-Tooth type 2E.