Pour empêcher cet assèchement total, de multiples projets ont été évoqués, dont le creusement d'un canal depuis la mer Caspienne ou le détournement des fleuves de Sibérie.
La seule tentative couronnée de succès à ce jour est la construction d'une digue au sud de l'embouchure du Syr-Daria, pour barrer un détroit entre la Petite mer (Maloïé), ancienne mer bordière au nord de l'ancienne mer d'Aral, et la Grande mer (Bolchoïé, ce qui reste du sud de la grande mer). Le maire de la ville d'Aralsk, Alachibaï a fait construire en 1995 une digue de 22 km de long en sable et roseaux. Achevée en 1996, elle permit immédiatement d'éviter que les eaux du fleuve ne se perdent dans le delta entre Petite et Grande mer, et de faire remonter le niveau de la Petite mer. Un semblant de vie renaît autour de la mer, qui avance de plusieurs kilomètres : roseaux, oiseaux, rongeurs et renards, et même quelques poissons. Une tempête a détruit cette digue en 1999, et le niveau de la mer a reperdu partiellement ce qu'il avait gagné.
La Banque mondiale a décidé de financer la construction d'une digue de béton, dont les travaux ont commencé en 2003. Ce projet controversé permettrait à terme à la Petite mer de regagner environ 500 kilomètres carrés, mais il allait condamner la Grande mer à un assèchement encore plus rapide.
Le barrage qui permet à la vie de revenir dans la Petite mer est une pomme de discorde entre le Kazakhstan qui en profite, et l'Ouzbékistan dont la gestion désastreuse de l'Amou Daria a détruit toute vie dans la Grande mer.
Au Kazakhstan, un espoir renaît avec les projets pharaoniques du président Noursoultan Nazarbaïev. Il est en effet question de rehausser le niveau de la petite mer de 6 mètres, ce qui permettrait à l'industrie de la pêche de renaître, et à la ville d'Aralsk de redevenir un port. Ce projet estimé à 120 millions de dollars (98 000 000 d'euros) serait financé principalement par les revenus du pétrole du Kazakhstan.