On pénètre dans le monastère par un grand portail qui ouvre sur les annexes du couvent d’architecture médiévale (colombages). Dans l'avant-cour avaient lieu les activités des frères lais : bâtiment des matines (prières du matin), la forge et l'écurie, le moulin, le pressoir. Le monastère proprement dit est accessible par trois lourdes portes, autrefois recouvertes de cuir de porc, qui mènent au parvis de l'église.
La nef de l’église est séparée en deux parties par une balustrade de pierre, qui délimitait l'activité spirituelle des moines et l'activité séculière des frères lais. Au solstice d'été, le 21 juin, un rayon de soleil traverse un vitrail et illumine la couronne d'épines du Christ, créant comme des roses rouges à l'endroit des blessures. Par la nef latérale, on accède au cloître.
Le joyau architectural du monastère est la chapelle de la fontaine où les moines venaient se laver les mains avant le repas et où on taillait barbes et tonsures.
La Höllentreppe (l'escalier de l'Enfer), ornée de rosaces, menait au dortoir et à la chaufferie, seule pièce du couvent qui était chauffée. Au fond du jardin se dresse la tour de l’alchimiste Faust qui y vécut deux ans. Parmi les internes au séminaire de Maulbronn apparaissent quelques autres noms célèbres: Johannes Kepler (1571-1630) Friedrich Hölderlin(1770-1845) Georg Herwegh (1817-1875) Hermann Hesse(1877-1962) (dont son ouvrage l’Ornière se déroule dans le monastère où il fut pensionnaire à partir de l’âge de 14 ans).