Le musée d'Alexandre Lenoir
L'Assemblée constituante et la Convention nationalisent sous la Révolution française les biens du clergé, puis ceux de la couronne de France et des émigrés. Les députés décident alors en 1790, de consacrer le couvent des Petits-Augustins au dépôt d'une partie des statues et tombeaux issus de ces aliénations et place Alexandre Lenoir à sa tête en 1791.
Le 1 septembre 1795, Alexandre Lenoir ouvre au public le dépôt, qui devient, le 21 octobre suivant, le Musée des monuments français, qui présente une histoire de la sculpture française. Lenoir est nommé administrateur du musée.
Avec le retour de la monarchie, le musée ferme ses portes et une grande partie des œuvres sont restitutuées à leurs propriétaires d'origine. Le reste est intégré aux collections du Louvre, en 1824, et au musée de Versailles, en 1836.
Le musée de Viollet-le-Duc
En 1879, Eugène Viollet-le-Duc suggère de réunir les restes des collections dans le palais du Trocadéro, resté vide depuis l'Exposition universelle de 1878. Le 4 novembre, la proposition est acceptée et le 20 décembre, Alexandre du Sommerard est désigné pour constituer le musée de la Sculpture comparée. Le musée ouvre au public le 28 mai 1882 : il compte alors quatre salles. En 1886 ouvrent trois autres salles et, en 1889, la bibliothèque et le fonds documentaire.
Pour l'exposition universelle de 1937, le palais du Trocadéro est largement transformé par Jacques Carlu, qui en fait le palais de Chaillot. Le musée est agrandi : les ailes du palais sont doublées en épaisseur côté jardin. Il est réaménagé et reprend le nom de « musée des monuments français ».
Le musée ferme, faute de budget. Le 23 juillet 1997, l'incendie du musée du cinéma détruit une partie des locaux. Le palais de Chaillot est alors réaménagé par l'architecte Jean-François Bodin, le musée est réorganisé et rouvre le 15 septembre 2007 dans le cadre de la création de la Cité de l'architecture et du patrimoine.