Introduction

Les nuisances aériennes sont fortement concentrées autour des plateformes aéroportuaires
, et les trainées d'avion sont les plus nombreuses dans l'hémisphère nord.]]

Un avion C-141 Starlifter sur l'Antarctique
.
Nuisances aériennes ou nuisances aéroportuaires sont des expression couramment utilisée pour parler du bruit ou de la pollution générées par les avions qui survolent des zones habitées. Les polluants concernés sont notamment les différents oxydes d'azote Nox, le dioxyde de soufre (SO2), l'ozone (O3) qui est un polluant résiduel, et les particules solides "PM10" (10 microns) résultant de la combustion du kérosène. Il semble certain que ces composés ont une influence négative sur les santés humaine, animale et végétale.
Vu l'accroissement considérable du trafic aérien et la pression des personnes subissant les nuisances (souvent par l'intermédiaire d'associations de riverains), l'industrie aéronautique développe des moteurs moins bruyants et plus économes en carburant, mais ces progrès sont en partie annulés par la forte et régulière augmentation du trafic. De leur côté, les autorités mettent au point et appliquent des techniques d'approche en "descente continue" plutôt que par paliers, des relèvements d'altitude d'interception des aéronefs par les systèmes automatiques d'atterrissage, et optimisent les trajectoires de départ comme d'arrivée.
Enfin, les administrations réglementent l'usage de l'espace aérien afin de ménager les intérêts économiques des régions concernées, l'emploi et les intérêts des riverains d'aéroports.
En France, le nombre de personnes subissant ces nuisances est estimé entre 160 000, et 3 000 000.
