Menaces
On estime qu'entre 2 000 et 4 000 Pétrels géants ont été tués par la campagne de pêche à la palangrede la Légine australe (Dissostichus eleginoides) de 1997-1998. Il a été démontré aux îles Malouines que l'espèce est aussi victime de la pêche au filet dérivant. Des diminutions de population ont aussi été imputée, au niveau de certaines zones, à la réduction importante des effectifs d'Éléphant de mer du sud (Mirounga leonina, dont les cadavres constituent une importante source alimentaire pour cette espèce), mais aussi à la pression humaine. Le Pétrel géant est un oiseau sensible au dérangement ; il quittera définitivement son nid s'il est dérangé trop souvent, abandonnant oeuf ou petit. Lorsqu'il se sent en danger, il est capable de régurgiter une huile nauséabonde qu'il projete sur son assaillant.
Populations et mesures de conservation
Après un déclin au cours des années 1980 et 1990, il semble que la population de Pétrel géant soit de nouveau en augmentation sur certaines zones, comme les îles Crozet, les îles Malouines, l'île Gough, l'île Heard et en Géorgie du Sud. La population en 2008 était estimée à 97 000 individus
Cette espèce est placée en annexe II de la Convention de Bonn et en annexe I par l'ACAP (Agreement on the Conservation of Albatross and Petrels). L'IUCN, en dépit d'une apparente stabilisation des populations de Pétrels géants, a classé cette espèce dans la catégorie "V" (Vulnerable) puis "NT" (Near Threatened, c'est-à-dire quasi menacée) entre 2000 et 2009 à cause de la menace toujours présente que constitue la pêche industrielle sur cette espèce