Critères de dispensation
L'efficacité du traitement par pilule du lendemain (lévonorgestrel) est en fonction de son délai d'administration après un rapport sexuel non ou mal protégé. Le délai optimum d'action se situe dans les 24 premières heures suivant le rapport sexuel ; l'efficacité du lévonorgestrel semble fonction du délai écoulé après le rapport sexuel.
Plusieurs études montrent qu'une prise dans les 12 heures suivant le rapport sexuel non protégé protège d'un risque de grossesse dans plus de 95 % des cas. Il semblerait que son efficacité tombe à près de 80 % si elle est prise dans les 48 heures et à moins de 60 % entre deux et trois jours.
Cette méthode n'est pas considérée comme un substitut à une méthode contraceptive régulière.
Protocoles d'utilisation
La contraception hormonale d'urgence peut être pratiquée selon deux protocoles :
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La version originale (dite « méthode de Yuzpe » ou « méthode 2x2 ») implique de hautes doses d'œstrogènes (0,1 mg) et de progestatif (0,5 mg) administrées en deux fois à 12 heures d'intervalle. Cette posologie représente l'équivalent deux doses de trois à cinq pilules contraceptives habituelles. Du fait de l'importance de ses effets secondaires, cette méthode n'est pratiquement plus utilisée depuis l'apparition de la méthode suivante.
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La méthode avec progestatif seul utilise une dose de 1,5 mg d'un progestatif, le lévonorgestrel (Norlevo et Postinor dans les pays francophones et en Europe de l'Est ; Levonelle, Plan B dans les pays anglophones). Cette méthode est connue pour être entre 95 et 60 % plus efficace et mieux tolérée selon le délai d'administration que la méthode Yuzpe.
Il existe par ailleurs une autre méthode de contraception d'urgence : la pose d'un stérilet (ou dispositif intra-utérin) dans les cinq jours qui suivent le rapport sexuel. Cette méthode montre une efficacité importante avec un taux d'échec de 0,1 à 0,2% sur un échantillon de 8300 femmes.
Modalités de dispensation
La contraception d'urgence est disponible sans prescription dans les pays suivants : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angleterre, Belgique, Canada (Québec), Danemark, Finlande, France, Grèce, Islande, Israël, Maroc, Mexique, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Slovaquie, Suède, Suisse, Tunisie, Taïwan et depuis le 22 avril 2009 aux États-Unis pour les femmes de plus de 17 ans.
En France, la loi impose aux pharmacies la délivrance gratuite de la pilule du lendemain aux femmes mineures, sans vérification de leur identité (anonymat). Elle peut également être administrée aux élèves de l'enseignement secondaire par les infirmières scolaires et peut être délivrée gratuitement par les planning familiaux. Pour toutes les femmes, le médicament est remboursé à 65 % par la sécurité Sociale lorsqu'il est prescrit par un médecin ou une sage-femme.
Au Québec, les médecins et les pharmaciens peuvent prescrire ce médicament (ils peuvent toutefois refuser de le faire pour des raisons personnelles et référer la patiente à un autre professionnel). Les frais de la consultation sont couverts par la Régie de l'Assurance-Maladie du Québec (RAMQ) dans les deux cas. Pour ce qui est du médicament, il est couvert par l'assurance (publique ou privée) de la patiente.
Dans le reste du Canada, depuis avril 2005, le Plan B est vendu sans ordonnance. Les modalités exactes de vente sont déterminées par les provinces.