President's Emergency Plan for AIDS Relief

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Introduction

Logo du PEPFAR

Le President's Emergency Plan for AIDS Relief (plus connu sous l'abréviation PEPFAR) est un plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida à l'étranger que le président des États-Unis George Walker Bush a lancé en 2003.

Objectifs

Les objectifs des cinq premières années de ce Plan d'urgence des États-Unis comprennent une aide au traitement pour deux millions de personnes infectées par le virus de l'immunodéficience humaine, une aide à la prévention de sept millions d'infections nouvelles et une aide aux soins pour 10 millions de personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA.

Direction

Randall Tobias faisant un test de dépistage pour le SIDA en Éthiopie.

Liste des administrateurs du PEPFAR et coordonnateur des États-Unis pour la lutte mondiale contre le sida (U.S. Global AIDS Coordinator) ayant rang d'ambassadeur au sein du Département d'État depuis la création du poste en mai 2003 :

  • Randall Tobias : mai 2003 - 11 aout 2006
  • Mark Dybul : 11 aout 2006 - 17 septembre 2009
  • Eric Goosby : 17 septembre 2009

Actions et résultat

Ce programme est mis en œuvre entre autres par le Département de la Santé et des Services sociaux et le Département d'État qui agit avec les autres agences américaines telle l'Agence des États-Unis pour le développement international, les gouvernements concernés, les organisations internationales comme ONUSIDA et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme ainsi que les organisations locales (1 588 en 2004, 2 217 en 2007).

Doté à l'origine d'un budget de 15 milliards de dollars américains répartis sur une période de cinq ans, celui-ci a été au final de 18,8 milliards de dollars.

ONUSIDA a estimé qu’en 2002, seuls 50 000 Africains environ avaient pu bénéficier de traitements, sur les quatre millions qui en avaient besoin. Ce plan a permis de soigner en 2007 plus de 1,4 million de personnes dont 62 % de femmes qui reçoivent un traitement antirétroviral . En 2004, 30 000 Sud-Africains prenaient des médicaments, ils sont près de 500 000 en 2008. Alors qu'a l'origine, le coût de la thérapie antirétrovirale par patient atteignait entre 9 000 et 12 000 dollars par an été réduit ; ce coût est passé en 2009 à 400 dollars par an grâce à l'assistance et à la coopération des compagnies pharmaceutiques.

Il donne des programmes de prévention sur la maladie (20 % du budget), à la prise en charge d'orphelins et d'autres enfants en situation vulnérable, à la livraison de fournitures (Les États-Unis ont fourni près de 1,7 milliard de préservatifs entre 2004 et 2007, 2,2 milliards fin 2008, soit plus que tous les autres pays industriels réunis ), ainsi qu'aux frais d'infrastructure hospitalière et a, entre 2004 et 2007, soutenu environ 2,6 millions de stages de formation et de recyclages pour le personnel médical ainsi que dans le cadre du programme SOAR, de son sigle anglais pour Nurses Strengthening our AIDS Response l'envoi de personnel infirmier américain pour aider et former leurs collégues Africains .

Début 2008, George Walker Bush a demandé le doublement du budget, soit 30 milliards de dollars pour les cinq prochaines années. Finalement, c'est un montant de 48 milliards de dollars qui sont autorisés en juillet 2008 pour lutter contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme pour la période 2009-2013 dont environ 9 milliards seront consacrés à la lutte contre ces deux dernières maladies.

Budget annuel consacré à la lutte contre le SIDA à l'échelle mondiale par le gouvernement des États-Unis

  • Année fiscale 2001 : 840 millions de $
  • Année fiscale 2002 : 1,2 milliard de $
  • Année fiscale 2003 : 1,5 milliard de $
  • Année fiscale 2004 : 2,3 milliards de $
  • Année fiscale 2005 : 2,7 milliards de $
  • Année fiscale 2006 : 3,3 milliards de $
  • Année fiscale 2007 : 4,5 milliards de $
  • Année fiscale 2008 : 6 milliards de $

Pays bénéficiaires

Les quinze pays bénéficiaires en 2008 sont l'Afrique du Sud, le Botswana, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, la Guyana, Haïti, le Kenya, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, l'Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Vietnam et la Zambie.

PaysTraitements en juillet 2004Traitement fin septembre 2004Traitement fin septembre 2005Traitement fin septembre 2006Traitement fin septembre 2007Traitement fin septembre 2008
Afrique du Sud3 70012 20093 000210 300329 000549 700
Botswana32 90037 70067 50090 500111 700
Côte d'Ivoire4004 50011 10027 60046 00050 500
Éthiopie9 50016 20040 00081 800119 600
Guyana5008001 6002 1002 300
Haïti2 8004 3008 00012 90017 700
Kenya2 70017 10044 70097 800166 400229 700
Mozambique5 20016 20034 20078 200118 000
Namibie2 5004 00014 30026 30043 70056 100
Nigeria50013 50028 50067 100126 400211 500
Ouganda7 30033 00067 50089 200106 000145 000
Rwanda1004 30015 90030 00044 40059 900
Tanzanie1001 50014 70044 30096 700144 100
Vietnam07006 60011 70024 500
Zambie1 50013 60036 00071 500122 700167 500
TOTAL18 800155 000401 000822 0001 358 5002 007 800

Critiques

Certains ont critiqué le PEPFAR car le volet de prévention s'appuie en 2006 sur la stratégie ABC (Abstinence, soyez fidèle, utilisez un préservatif) - un tiers des fonds de ce volet va alors à des programmes de promotion de l'abstinence sexuelle avant le mariage -.

Selon le Center for global development, l'afflux d'argent a également un effet pernicieux car le PEPFAR et autres programmes internationaux ont également financé le recrutement de très nombreux travailleurs sanitaires des organisations non gouvernementales, qui gagnent souvent bien mieux leur vie que leurs collègues du secteur public et ils sont donc en compétition avec les systèmes de santé nationaux. Un employé de bureau travaillant pour un programme financé par le PEPFAR en Zambie, par exemple, a un salaire deux fois plus élevé qu’une infirmière diplômée dans le secteur public zambien.