À l’origine, le nom du quartier est Neue Stadt (Nouvelle Ville), les Allemands ayant décidé de construire un quartier neuf au sud de la ville historique, sur les terrains cédés par le fisc militaire grâce au déclassement de l’enceinte médiévale sur ordre de l’empereur Guillaume II en 1898. L’appellation « quartier impérial » est l’œuvre de Pierre Beck, président de l'association éponyme des commerçants du quartier. La phase majeure de ce projet élaboré par l’empereur est lancée à partir de 1902.
Le règlement d’urbanisme de 1903 donne un statut différent à la rive nord du « ring » qui se déploie à l’emplacement des anciens remparts. Il stipule qu’elle doit comporter des maisons entourées de jardins, ayant une hauteur maximale de trois niveaux, afin de ménager une transition entre les immeubles côté sud et les constructions antérieures. Les villas de l’avenue Foch sont de facture soignée, à la pointe du confort de l’époque, dans des styles divers, souvent historistes.
Les travaux sont inachevés à la déclaration de guerre de 1914 et vont se poursuivre de 1924 à la fin des année 1930. La consécration de l’église Sainte-Thèrèse-de-l’Enfant-Jésus-et-de-la-Sainte-Face en 1954 marque l’achèvement du quartier.
Le quartier a été proposé par la municipalité à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en juin 2007 au titre de l’originalité urbanistique et architecturale :
- mixité des styles, du néo-roman au Jugendstil, en passant par le baroque ;
- variété des teintes des pierres de construction utilisées telle la pierre de Jaumont de couleur ocre, le grès rose ou la pierre blanche.
C’est dans ce quartier, Karolinger Strasse — actuelle rue Charlemagne —, que vécut de 1904 à 1916, l’écrivain Adrienne Thomas.