Dans une cellule dite normale, PRA et PRB coexistent selon un ratio de 1 afin de permettre le contrôle physiologique de l'action de la progestérone. Cependant, des études récentes relatent un lien entre le récepteur de la progestérone et la cancérogenèse mammaire. En effet, il peut survenir un débalancement de ce ratio où PRA prédomine sur PRB. Cette situation fut observée chez des patientes porteuses d’une mutation sur les gènes BRCA1/2 ou d’hyperplasies mammaires qui sont des lésions précancéreuses. BRCA1 agit comme un corégulateur transcriptionnel du récepteur des œstrogènes et c’est pourquoi on observe une perte de contrôle normal de l’effet estrogénique. Cette mutation va induire une baisse de l’activité transcriptionnelle de PR. De plus, des récentes études ont confirmé qu’une augmentation de PRA par rapport à PRB provoquait une diminution de l’adhésion cellulaire, donc une perte d’inhibition de contact des cellules, ce qui est un critère des cellules cancéreuses. Lorsque PRA>PRB, il peut y avoir un développement de cancers endométriaux et lorsque PRA<PRB, c’est un cancer ovarien qui risque de se développer. Le débalancement du ratio PRA/PRB s’avère une situation observée dans 50% des tumeurs. De plus, des chercheurs ont récemment fait l’hypothèse que si l’expression de PRA/PRB augmente, la résistance au tamoxifène, un médicament contre le cancer du sein, sera plus forte.
Il a aussi été démontré que la présence abondante de PR dans les cellules du myomètre pourrait avoir un lien avec le développement de myomes utérins. En effet, PR est toujours présent dans les cellules du myomètre normal, mais on remarque une augmentation de PRA et PRB dans les myomes. Il a été démontré que la progestérone favorise la croissance des myomes en augmentant la mitose dans les cellules et en réduisant le processus d’apoptose. Cela a lieu plus particulièrement en phase lutéale où la progestérone est à sa concentration la plus forte dans le corps jaune. Une hypothèse a aussi été évoquée proposant que la progestérone pourrait agir comme facteur de croissance, car on a observé chez les femmes ménopausées avec fibromyomes qui utilisent un traitement œstroprogestatif qu’il existe une prolifération cellulaire plus accrue que chez celles qui utilisent un traitement hormonal de substitution.