Springbok

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Springbok
Antidorcas marsupialis
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdreArtiodactyla
FamilleBovidae
Sous-familleAntilopinae
Genre
Antidorcas

(Sundevall, 1847)
Nom binominal
Antidorcas marsupialis

(Zimmermann, 1780)
Statut de conservation IUCN :

LC  : Préoccupation mineure

Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.
Répartition géographique
Leefgebied springbok.JPG

Le Springbok (du néerlandais antilope sauteuse ; Antidorcas marsupialis), ou euchore, gazelle à poche dorsale est une gazelle d'Afrique méridionale dont le nom afrikaans signifie « antilope à ressort », de par son aptitude à exécuter de grands bonds, lorsqu'il est poursuivi par un prédateur.

Antidorcas marsupialis constitue la seule espèce du genre Antidorcas.

Tout un symbole en Afrique du Sud, il est aujourd'hui l'animal fétiche de l'équipe nationale de rugby d'Afrique du Sud.

L'animal est également présent en Namibie, au Botswana et en Angola.

Morphologie

Les springboks sont des animaux gracieux et élancés. Les mâles ont une hauteur à l'épaule de 77 à 87 cm et les femelles ont une hauteur à l'épaule de 70 à 80 cm. La longueur du corps va de 95 à 140 cm. Leurs poids varient de 26 à 40 kg pour les femelles et de 33 à 48 kg pour les mâles (les mâles springboks du Kalahari peuvent faire un poids de 56 kg). Les cornes en S du mâle mesurent 30 cm, les cornes de la femelle sont fines et plus courtes.

Le springbok est de couleur fauve, une bande brune traverse ses flancs, la face ventrale est blanche. Sa petite tête claire parait maquillée; une barre brune, part de la base des cornes traverse l'œil pour se terminer entre les naseaux et la bouche.

Performances

Vitesse et sauts

Son organisme est idéal pour la course ; il est doté d'un grand VO2max (volume d'oxygène inspiré a l'effort) de près de 380 ml/kg/min. Les poumons sont très développés et favorisent les échanges gazeux.

De forme élancée, les springboks sont fins, légers avec de longues pattes fines et des sabots frèles, très pointus (idéale pour la course). Ils ont une musculature sèche, concentrée près du corps avec des cuisses musclées et une colonne vertébrale très flexible.

  • Vitesse de pointe : 80 km/h, (certains springboks peuvent courir à près de 90 km/h) sur plusieurs centaines de mètres.
  • Course : le springbok peut tenir une vitesse de 50 km/h sur une distance de plusieurs kilomètres.
  • Saut en hauteur : jusqu'à 3,50 mètres.
  • Saut en longueur : jusqu'à 15 mètres.

Résistance à la sécheresse

Le springbok vit dans des régions chaudes et sèches, il doit donc économiser l'eau de son corps, pour cela, son pelage coloré (fauve, brun, blanc) réfléchit les rayons du soleil, régulant ainsi sa température corporelle. Ses crottes sont très sèches et son urine très concentrée.

Sa tête est munie de son propre système de refroidissement. Des centaines de petites artères, se trouvent près des voies respiratoires. L'air inspiré par l'animal refroidit sa paroi nasale, ce qui rafraîchit son sang acheminé par les petites artères. Ensuite ces dernières se ressemblent en un seul vaisseau sanguin qui irrigue directement le cerveau. Sans un tel système, la gazelle ne pourrait tout simplement pas survivre.

Répartition

Bassin du Kalahari (Nord-ouest de l'Afrique du Sud, Namibie, ouest du Botswana).

Habitat

Le springbok peut vivre dans des déserts chauds et arides, le Kalahari et le Namib, mais aussi dans la savane (Le Cap en Afrique du sud). Son type d'habitat classique est la steppe.

Régime alimentaire

Ruminant, herbivore, il se nourrit de divers graminées (herbes), dans les régions chaudes de fruits, racines et plantes quelquefois même toxiques pour d'autres herbivores. Parfois il peut se passer d'eau pendant un temps considérable, pour peut que sa nourriture comprenne au moins 3 % d'eau.

Reproduction

Les mâles se battent pour les femelles, le vainqueur règne sur une harde de femelles.

La gestation dure 5 mois et demi au bout desquels naît un seul, parfois deux petits. Il est possible que certaines femelles aient deux portées par an. La maturité sexuelle arrive entre 12 et 18 mois.

Comportement

Il présente de l'arrière du dos à la base de la queue, une zone qui contient des poils blancs érectiles. Lorsqu'il est effrayé ou excité, la poche s'ouvre et laisse apparaître une crête de poils blancs, qui, associée à ses bonds, préviendra les autres springboks d'un éventuel danger.

Les springboks vivent en hardes composés de femelles et de jeunes, les mâles se regroupant entre eux, ne les rejoignant qu'au moment de la reproduction ou des migrations.

Prédateurs

Son principal prédateur est le guépard, le seul à pouvoir rivaliser en vitesse. Vif, agile et très rapide à la course, le springbok peut bondir à plus de 3 mètres de hauteur. Il peut faire des bonds comme sur un ressort, plusieurs fois à la suite, les quatre pattes raides tendus, la crête de poils blancs déployées et sauter en longueur jusqu'à 15 mètres.

Le guépard est très rapide, mais s'il laisse quelques mètres d'avance à cette antilope, il laisse son repas s'envoler car le springbok peut tenir plus longtemps (60 secondes), sur une plus longue distance (1 000 mètres). L'inconvénient pour le guépard c'est qu'il tient pas sa pointe de vitesse plus de 25 secondes et parcours une distance maximum de 400 mètres.

Seulement une chasse sur cinq est couronnée de succès pour le guépard.

Les springboks adultes sont trop rapides pour être la proie de prédateurs tels que les lionnes, hyènes et léopards, mais ces prédateurs peuvent s'attaquer aux animaux faibles et aux très jeunes springboks (faon) qui n'ont pas encore la vitesse de course des adultes.

Aussi, les jeunes springboks peuvent être la proie des chacals et des hyènes.

Longévité

12 ans dans la nature, jusqu'à 20 ans en captivité.

Statut

Le springbok est abondant, grâce au nombreux parcs nationaux et réserves sud africaines. Aujourd'hui, sa population est estimée à 250 000 animaux. Néanmoins il reste chassé par l'homme pour la qualité de sa viande.

Migration

En période de sècheresse, ils se déplacent en grand troupeaux accompagnés de zèbres, de bubales et de gnous en quête de pâturages.

Autrefois, les springboks ont eu le record du plus impressionnant troupeaux, avec environ 10 millions d'animaux. Un autre troupeau de 24 km de large et de 160 km de long a été observé.

Photographie

une femelle springbok (ses cornes sont plus droites et plus fines que celle des mâles)

springboks et zèbres sur une piste d'Etosha

trois mâles springboks

groupe de springboks à Etosha

springbok au repos

deux outardes et un springbok qui s'abreuve.

springboks en train de se nourrir

Les springboks en captivité

Les parcs zoologiques, présentent généralement les springboks en semi-liberté, pour que les animaux conservent des comportements naturels, sauvages.

Ils se sont adaptés au climat européen et des naissances sont recensées chaque année.

En France, des springboks sont présents dans les parcs suivants :

  • la Réserve africaine de Sigean (11)
  • Planète Sauvage (44)
  • ZooParc de Beauval(41)
  • Parc Zoologique Le Pal (03)
  • La Réserve Africaine De Thoiry (78)
  • Réserve De La Haute-Touche (36)