Cependant, des controverses politiques et médicales (certaines populations sud-américaines lui conféraient des vertus abortives) ont limité sa disponibilité dans de nombreux pays, dont les États-Unis qui l’ont d’abord interdite dans les années 1990, jusqu’à ce qu’elle soit présentée comme complément alimentaire. Les extraits de la plante sont très utilisés au Japon. En 2008, The Coca-Cola Company/Cargill et PepsiCo/Whole Earth Sweetener ont reçu de la Food and Drug Administration, l'autorisation d'utiliser du rébaudioside A dans leurs produits ainsi que l'autorisation de commercialiser des extraits de stévia en poudre, respectivement : le Truvia et le PureVia.
Une forme purifiée en poudre extraite du stévia, le rébaudioside A (97 % minimum), est agréée en France en tant qu'additif alimentaire depuis le 6 septembre 2009 par l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). L'arrêté interministériel du 8 janvier 2010, publié le vendredi 15 janvier 2010 au Journal officiel, l'autorise comme édulcorant de table et permet notamment son incorporation dans les produits minceurs (de type substituts de repas) et les préparations alimentaires de régime destinées à l'hôpital. L'arrêté augmente aussi sensiblement les quantités de rébaudioside A utilisables dans les préparations.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments émet à son tour le 14 avril 2010 un avis favorable pour l’utilisation de différents extraits purifiés de stévia, les glycosides de stéviol (stévioside, dulcoside A, rubusoside, steviolbioside, rébaudioside A, B, C, D, E et F), en tant qu’additifs alimentaires, et fixe une dose journalière admissible pour ces glycosides de 4 mg/kg de poids corporel et par jour. Cela correspond à la DJA précédemment établie par le JECFA, Comité international mixte d'experts sur les additifs alimentaires FAO/OMS.