Université de Strasbourg

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Introduction

Université de Strasbourg
Informations
Fondation1 janvier 2009 (fondation historique : 1538)
FondateurJean Sturm
TypeUniversité publique
Régime linguistiqueFrançais
Budget432 000 000 €
Localisation
VilleStrasbourg

Alsace Alsace
PaysFrance France
CampusStrasbourg (Campus Central de Strasbourg et campus de Cronenbourg), Illkirch-Graffenstaden, Haguenau, Colmar
Direction
PrésidentAlain Beretz
Chiffres clés
Personnel6 045
Enseignants2 672
Étudiants42 260 au 15 janvier 2010
Divers
Site internetwww.unistra.fr/

Strasbourg, Palais universitaire, place de l'Université

L’université de Strasbourg (UDS) est une université française située à Strasbourg en Alsace. Son origine remonte à la création du gymnase Jean-Sturm en 1538, devenu université royale en 1621. Elle a été scindée en trois (université Strasbourg I, université Strasbourg II et université Strasbourg III) après les événements de Mai 68, puis réunifiée le 1 janvier 2009 et sa consolidation doit s’achever en 2012.

C'est une université multidisciplinaire qui compte près de 42 000 étudiants (dont 21 % d’étudiants étrangers), 5 230 membres du personnel, 38 composantes (unités de formation et de recherche, facultés, écoles, instituts) et 86 unités de recherche. Elle fait partie des universités françaises qui ont accédé à l'autonomie au 1 janvier 2009 et s'est dotée d'une fondation partenariale, la Fondation université de Strasbourg.

Historique

L’ancienne université

Son origine remonte au Gymnase protestant (gymnase Jean-Sturm) fondé par Johannes Sturm en 1538. L’université s’appelait aussi Académie protestante. En 1566, l’Empereur Maximilien II, lui confère le rang d’Académie, puis elle devient université en 1621 et université royale en 1631. En 1681 les troupes du Roi Soleil envahissent Strasbourg et, grâce également aux Traités de Westphalie, la France règne sur toute la rive ouest du Rhin et sur l’université.

Sous l'Ancien Régime la question de la religion importait plus que celle de la langue, en sorte qu'il n'y eut pas de grands bouleversements à l'université. Les Alsaciens étaient considérés comme des « sujets allemands du roi ». On se préoccupa beaucoup plus de faire revenir la population au catholicisme, mais les protestants ne furent pas trop persécutés, ce qui permit, comme sur le plan linguistique, une intégration sans trop de heurts dans le royaume.

Tenue d'étudiant de l'université allemande, fin du XIXe siècle (Musée historique de Strasbourg)

L'université rendue à la France en 1919

Même à l'époque française, l'université compta encore des étudiants allemands éminents. L'un d'eux était Goethe, qui y étudia le droit en 1770/71, après que son père eut jugé qu'il passait trop de temps à Leipzig dans l'Auerbachs Keller, une fameuse taverne. Avant la Révolution les cours avaient encore lieu en allemand - et bien sûr en toujours en latin. C'est là que Georg Buchner commença ses études de médecine en 1831 (et les termina après avoir fui de Hesse-Darmstadt, à la suite de la saisie du Hessischen Landboten). À cette époque, après la Révolution, sous Napoléon et sous la Restauration, les sciences (où la France d'ailleurs excellait alors) étaient entièrement enseignées en français, mais de toute façon en théologie et en sciences humaines subsistait la vieille influence de l'Alsace et par là de l'Allemagne.

L'université allemande

En 1871, après la défaite de la France, dans l'Alsace redevenue allemande on refonda l'université sous le nom de Kaiser-Wilhelm-Universität. Comme une grande partie de l'élite de la région, que ce fût dans l'éducation, les affaires et l'administration, avait alors quitté l'Alsace pour rester en France, de nombreux domaines de la vie publique, et donc de l'université, durent être complètement réorganisés et on eut recours à du matériel et du personnel venu de « Vieille-Allemagne ».

En outre, pendant le siège de Strasbourg – la ville de l'imprimerie – les bombardements allemands frappèrent la bibliothèque de la ville installée dans l'ancienne église des dominicains ; c'est ainsi que partit en flammes une des plus grandes et des plus anciennes bibliothèques humanistes du continent. On tenta de compenser cette perte par des dons de livres provenant de l'ensemble de l'Empire (qui venait de se créer) : à elles seules les archives de l'État prussien à Königsberg fournirent à la bibliothèque 70 000 doublets. Le résultat est que la bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNUS) est encore aujourd'hui l'une des plus grandes et des plus riches bibliothèques de langue allemande.

Le retour à la France

Après la Première Guerre mondiale, le Traité de Versailles qui restitue à la France l’Alsace et Strasbourg, rend aussi l’université à l’enseignement supérieur français. Le 23 novembre 1919, l’université de Strasbourg – alors installée dans le Palais universitaire – est solennellement inaugurée par le président de la République française Raymond Poincaré. L'enseignement se fit désormais exclusivement en français. Autour des grands historiens Lucien Febvre et Marc Bloch se constitua en ce temps-là à Strasbourg l'École des Annales.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale l'université française quitta Strasbourg et se réfugia à Clermont-Ferrand. A Strasbourg une Reichsuniversität fut alors créée par les nazis. Carl Friedrich von Weizsäcker, entre autres, travailla dans cette éphémère université d'occupation. La ville sera libérée le 22 novembre 1945, avec la retraite des troupes allemandes la Reichsuniversität fut transférée à Tübingen et dissoute par la suite tandis que l'université française revenaient à Strasbourg.

Les années d'après-guerre seront synonyme de reconstruction et d'un fort accroissement de la population étudiante, comme dans le reste de la France. Le nombre d'étudiant passera de 5 440 en 1956 à 16 221 en 1966. C'est pour répondre à cet accroissement important que l'université va entreprendre de nouveaux travaux et agrandire le campus historique vers l'Est. C'est dans le nouveau quartier strasbourgeois de l'Esplanade que sera crée le campus Central de Strasbourg.

Dans l'année 1960 va s'engager un processus qui mènera à la révolte étudiante de mai 68. Ainsi des étudiants de l'internationale situationniste profitant du désintérêt des étudiants pour leurs structures associatives accèdent au bureau de l'association locale AFGES. Ils écriront et publiront à 10 000 exemplaires la brochure De la Misère en milieu étudiant considérée sous ses aspects social, économique, sexuel et intellectue. Les structures traditionnelles de l'université seront dés lors remise en question. Suite à la loi Faure du 10 octobre 1968 le statut et l’organisation des universités sont fortement modifiés et la loi conduira en 1970 à la scission de l'université en trois nouvelles institutions : l'université Strasbourg I, l'université Strasbourg II et l'université Strasbourg III.

Les trois universités

La scission donnera alors naissance à trois universités bien distinctes, chacune spécialisée dans un domaine d'enseignement bien précis l'université Strasbourg I devient l'université des sciences et de la santé, l'université Strasbourg II devient des sciences humaines, tandis l'université Strasbourg III se spécialisera dans les domainees juridique, politique, social et technologique. Ce découpage ne sera pas exclusif ainsi des formations de l'un des domaines d'une des trois universités pourront se retrouver placer dans une université dont ce n'est pas son domaine. Ainsi par exemple l'université Strasbourg III se dotera d'un IUT, l'institut universitaire de technologie Robert-Schuman spécialisé dans le domaine des sciences.

Ancien logo de l'université Marc Bloch

Par la suite chacune des universités adoptera le nom d'une personnalité représentant son domaine d'enseignement, ayant fréquenté Strasbourg en tant qu'étudiant ou enseignant. L'université Strasbourg I, sous l'impulsion de son premier président, Guy Ourisson deviendra, le 22 octobre 1987 l'université Louis Pasteur, du nom du scientifique français qui a découvert le vaccin contre la rage à Strasbourg. Puis se sera l'université Strasbourg III qui par décision unanime de son conseil d'administration, prendra le nom d'université Robert Schuman, du nom de l'un des Pères de l'Europe ayant étudié à Strasbourg. Enfin après une polémique de quatre années, du notamment à la publication de tracts antisémites, c'est l'université Strasbourg II qui par un vote de son conseil d’administration prendra le nom d'université Marc Bloch, le 30 octobre 1998. Du nom de l'historien et résistant français Marc Bloch, fondateur de l'École des Annales et mort sous l'occupation.

Reconstruction de l'université unique

Plaque commémorant la réunification en 2009

L’université de Strasbourg est créée le 18 août 2008 par décret, mais l'université est réellement réunifiée depuis le 1 janvier 2009 date à laquelle les trois anciennes universités disparaissent. En même temps que sa réunification, elle devient une des 18 premières universités à appliquer la loi d'autonomie des universités (loi LRU). C'est pour ces raisons qu'elle a dû établir ses nouveaux statuts le 4 novembre 2008, puis élire le premier président de l'université réunifiée, Alain Beretz le 18 décembre 2008. L'objectif de cette fusion a été de créer une université pluridisciplinaire où les différentes formations et les différentes unités de recherche peuvent créer de véritables synergies malgré des champs d'études éloignés, mais aussi d'avoir une plus grande visibilité à l'international.

Dans le but de renforcer le projet de fusion, les trois anciennes universités ont décidé de créer un dossier commun dans le cadre de l'opération campus pour laquelle elles ont été sélectionnées le 29 mai 2008 avec cinq autres universités. Le projet strasbourgeois qui devait concerner l'ensemble des campus a été restreint au seul campus historique de l'Esplanade. Le projet s'inscrit globalement dans la réorganisation du campus central liée à la fusion des trois anciennes universités. La consolidation de la nouvelle université se prolongera jusqu’en 2012.

Composantes

La faculté de droit de Strasbourg.

L'Institut Le-Bel

La Résidence Gallia qui accueille le centre régional des œuvres universitaires et scolaires, ainsi que l'association fédérative générale des étudiants de Strasbourg.

L’université de Strasbourg comporte 38 composantes qui sont réparties en 9 collégiums et 5 domaines de formation, organes de coordination entre la présidence de l'université et les composantes, ceux-ci sont en cours de formation :

Domaine Arts, Lettres, et Langues

Le domaine Arts, Lettres, et Langues compte 5 composantes:

  • l’UFR des arts (arts du spectacle, arts visuels et musicologie),
  • l’UFR des langues et sciences humaines appliquées,
  • l’UFR des langues vivantes,
  • l’UFR des lettres,
  • l'institut international d'études françaises (IIEF)

Domaine Droit, économie, gestion et sciences politiques et sociales

Le domaine Domaine Droit, économie, gestion et sciences politiques et sociales compte neuf composantes:

  • le centre d'études internationales de la propriété intellectuelle,
  • le centre universitaire d'enseignement du journalisme,
  • l’école de management Strasbourg (EM Strasbourg),
  • la faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg,
  • la faculté de droit, sciences politiques et gestion de Strasbourg,
  • l’institut d'études politiques de Strasbourg,
  • l’institut de préparation à l'administration générale (IPAG),
  • l’institut du travail (IDT),
  • l’institut des hautes études européennes (IHEE),

Domaine Sciences humaines et sociales

Le domaine Sciences humaines et sociales compte 10 composantes:

  • l’UFR des sciences sociales, pratiques sociales et développement,
  • l’UFR des sciences historiques
  • l’UFR des sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS),
  • l’UFR de philosophie, linguistique et sciences de l’éducation,
  • l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM),
  • la faculté de géographie et d’aménagement,
  • l'UFR de philosophie, linguistique et sciences de l'éducation (PLISE)
  • la faculté de théologie catholique de Strasbourg,
  • la faculté de théologie protestante,
  • la faculté de psychologie

Domaine Sciences, technologies

Le domaine Sciences, technologies compte 12 composantes:

  • l’école européenne de chimie, polymères et matériaux (ECPM),
  • l’école nationale supérieure de physique de Strasbourg (ENSPS),
  • l'école et observatoire des sciences de la terre (EOST),
  • l’école supérieure de biotechnologie de Strasbourg (ESBS)
  • la faculté de chimie,
  • la faculté des sciences de la vie,
  • l’institut universitaire de technologie de Haguenau (IUT de Haguenau),
  • l’institut universitaire de technologie Louis Pasteur de Schiltigheim (IUT Louis-Pasteur),
  • l’institut universitaire de technologie Robert-Schuman (IUT Robert-Schuman),
  • l’observatoire astronomique de Strasbourg,
  • l’UFR de mathématique et d’informatique,
  • l’UFR de physique et d'ingénierie,

Domaine santé

Le domaine santé compte 3 composantes

École nationale supérieure d'architecture de Strasbourg (Ensas)

Un projet de rattachement de l'École nationale supérieure d'architecture de Strasbourg à l'université de Strasbourg est en cours. Les arguments de ce rapprochement sont nombreux, d'une part il existe déjà des liens entre les deux institutions (elles délivrent un master en commun) et d'autre part l'école pourra profiter de l'attractivité internationale de l'université.

Fonctionnement

Gouvernance

L'université de Strasbourg est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), dirigé par un président élu à la majorité absolue des membres élus du conseil d'administration, à bulletins secrets. Son mandat correspond à celui du conseil d’administration et des autres conseils soit quatre ans, il est renouvelable une seule fois.. L'actuel président de l'université de Strasbourg est Alain Beretz, professeur de pharmacologie élu le 18 décembre 2008. Il est à la tête de la direction de l'université qui est représentée par le président et son équipe (vice-présidents, bureau et bureau élargi) est et assistée par le directeur général des services et ses adjoints.

Les trois conseils centraux de l'université sont :

  • Le conseil d'administration (CA) qui est l'organe délibératif de l'université, il est élu pour une durée de 4 ans comme tous les organes de l'université, ses compétences sont de définir la politique de l'université et de voter le budget. Chaque collège (enseignant-chercheur, BIATOSS et étudiants) élit ses représentants au sein du CA qui est composé de 31 membres, comme suit : 14 représentants des enseignants-chercheurs et personnels assimilés, 8 personnalités extérieure (elles sont choisis par le président de l'université sur avis du CA et ont uniquement un pouvoir consultatif), 5 représentants des étudiants, 3 représentants des BIATOSS (personnel de l'université) et le président de l’université.
  • Le conseil scientifique (CS), qui comprend 40 membres, comme suit : 20 professeurs ou HDR 8 docteurs 4 représentants des personnels BIATOSS 4 représentants des doctorants (formation initiale et continue) et 4 personnalités extérieures. Il est consulté par le CA sur l'orientation de la politique de recherche et le budget recherche.
  • Le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU), lui aussi composé 40 membres comme suit : 16 enseignants chercheurs et enseignants, 16 étudiants, 4 représentants des personnels BIATOSS et 4 personnalités extérieures. De la même manière que le CS, il est consulté par le CA sur les domaines suivant : orientations des enseignements, organisation des formations et sur les activités culturelles, sportives, sociales ou associatives offertes aux étudiants.

Les autres organes légaux sont le comité technique paritaire (CTP), la commission paritaire d'établissement (CPE) ainsi que les comités de sélection, la commission consultative paritaire à l’égard des personnels contractuels (CPCC) et le comité d'hygiène et de sécurité (CHS).

D'autres organes interviennent en appui, ils sont dits statutaires car inscrits dans les statuts de l'université. Ainsi l'université a choisie de créer un nouvel échelon dans son organisation, en mettant en place 9 collégiums fédérant chacun des composantes suivant les domaines de formation. L'université les définis comme un organe de coordination entre la Présidence et les composantes. Il (le collégium) donne ses avis sur les dossiers relatifs à l’offre de formation, aux programmes de recherche et aux moyens associés. Il anime et renforce le lien entre la formation et la recherche, et suscite l’émergence de formations et de thématiques innovantes fondées sur la complémentarité des disciplines. À ce titre, il veille au développement de programmes disciplinaires ou pluridisciplinaires avec d’autres collégiums

Deux autres organes statutaires ont aussi étaient mis en place, les collège des écoles doctorales ainsi que le congrès qui réunit les trois conseils (CA, CS et CEVU) et peut être consulté sur décision du président.

Budget

La fondation partenariale de l'université de Strasbourg

L'université de Strasbourg s'est doté dés sa création, comme le permet la loi relative aux libertés et responsabilités des universités d'une fondation : La Fondation Université de Strasbourg qui est une fondation de type partenariale et qui a pour personnalité morale l'université de Strasbourg.

Enseignement et recherche

Formation

L’université de Strasbourg couvre l’ensemble des principaux champs disciplinaires de l’enseignement supérieur :

  • 50 mentions de master déclinées en 226 spécialités ou parcours de formation ;
  • 26 mentions de licence, déclinées en 66 spécialités et parcours ;
  • 34 spécialités de licence professionnelle ;
  • 11 423 stagiaires en formation continue.

L'université de Strasbourg propose aussi des formations par apprentissage en partenariat avec le Centre de formation d'apprentis universitaire d'Alsace.

Recherche

  • 2 236 chercheurs et enseignants-chercheurs dans les unités de recherche dont 634 chercheurs CNRS, INSERM, INRA ;
  • 86 unités de recherche dont 47 associées à un organisme de recherche ;
  • 9 écoles doctorales et 2 535 doctorants ;
  • 380 thèses soutenues annuellement ;
  • le collège doctoral européen de l'Université de Strasbourg ;

Relations internationales

Partenariats internationaux

Logo du réseau EUCOR

L'université de Strasbourg est membre de plusieurs réseaux européen axés sur la recherche, l'échange d'étudiants ou encore la mise en place de diplômes communs. On peut ainsi citer trois réseaux principaux qui sont :

Mobilité étudiante

Bibliothèques

Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg Place de la République

Les bibliothèques de l'université sont regroupés au sein du Service Commun de Documentation (SCD). Sa mission est de gérer la politique documentaire de l'université. Outre ce réseau commun de documentation, l'université entretient d'importants liens avec la bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNUS), deuxième bibliothèque française en nombre d'ouvrages.

Le service Commun de Documentation (SCD)

La bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

La bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg est crée aprés l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne sous le nom de Kaiserliche Universtäts und Landesbibliothek zu Strassburg, elle était donc dés sa création la principale bibliothèque de la nouvelle université allemande. Elle l'est encore aujourd'hui et est réservée aux personnes majeurs (ou titulaire du Bac), les mineurs devant avoir une autorisation parentale pour y pénétrer. Les étudiants et enseignants-chercheurs de l'université de Strasbourg et plus globalement ceux des universités du réseau EUCOR ont le droit à un tarif privilégié en ne s'acquittant que des frais de dossier d'un montant de 2€ (les autres catégories doivent s'acquitter des droits d'inscription d'une valeur de 30€). La bibliothèque malgré son indépendance par rapport à l'université possède des liens évident avec cette dernière. Ainsi le président de l'université de Strasbourg est membre de droit de conseil d'administration de l'établissement, de plus six places sont réservés au personnel de l'université, on peut aussi ajouter à cela qu'un membre de l'association fédérative générale des étudiants de Strasbourg est élu en qualité de représentant des usagers. C'est pour ces raisons qu'un projet d'intégration au sein de l'université est en cours, les modalités de cette intégration n'étant pas encore connues.

Scientométrie

L'université de Strasbourg a été classée entre la 101 et 150 place mondiale au classement effectué par la Jiao Tong University (Shanghai) en 2009 et 2010 Selon ce classement, elle est classée, en 2010 à la 4-5 place des universités française à égalité avec l'université Paris Diderot-Paris 7, étant ainsi la première université française de province. Elle est particulièrement bien classée dans le domaine de la chimie où elle est située à la 14 place mondiale (1 université française dans ce domaine), mais aussi dans celui des mathématiques à la 77-100 place.

Les Presses universitaires de Strasbourg

Implantations

Campus Central

Le campus Central est le principal campus de l'université, situé au cœur de la ville de Strasbourg, dans le quartier de l'Esplanade. Le campus s'est développé à partir des bâtiments de l'université allemande, construits suite à l'annexion de l'Alsace-Lorraine. Dont le Palais Universitaire, de style néo-renaissance constitue un symbole fort de la présence allemande dans la ville. Les Allemands construiront plusieurs autres bâtiments comme l'observatoire astronomique, le musée zoologique ou encore le jardin botanique. La création du campus Central dans les années 60 se fera dans le prolongement du campus existant en s'integrant dans les plans du nouveau quartier de l'Esplanade aménagé selon les plans de l'architecte-urbaniste Charles-Gustave Stoskopf. De nombreux bâtiments vont voir le jour, la tour de chimie, le bâtiment de la faculté de droit de Strasbourg, l'Institut Le Bel, etc. Dans le cadre de l'opération campus pour lequel l'université de Strasbourg a été sélectionnée le 29 mai 2008, c'est le campus historique de l'Esplanade qui est concerné par l'opération.

Il est desservi par les lignes de bus de la CTS 15 et 30 et par les lignes C et E du Tramway de Strasbourg aux arrêts : Université, Observatoire et Esplanade.

Campus de Cronenbourg

Situé dans le quartier de Cronenbourg et sur la commune de Schiltigheim (ouest de Strasbourg), le campus de Cronenbourg accueille l'institut universitaire de technologie Louis Pasteur, l'école européenne de chimie, polymères et matériaux, l'institut de physique et chimie des matériaux de Strasbourg (IPCMS), la délégation Alsace du CNRS ainsi que des laboratoires et divers autres instituts. On y trouve aussi un restaurant universitaire et un centre d'accueil pour chercheurs.

Il est desservi par les lignes de bus 19, 50 et 70 de la CTS.

Campus d'Illkirch

Situé dans la ville d'Illkirch-Graffenstaden (sud de Strasbourg), le campus d'Illkirch accueille la faculté de pharmacie, l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire |(IGBMC), l'institut universitaire de technologie Robert-Schuman, l’école nationale supérieure de physique de Strasbourg (ENSPS) ,un restaurant universitaire, une résidence universitaire et la bibliothèque de pharmacie. On y trouve aussi l'International Space University (ISU) et le conservatoire national des arts et métiers de la région Alsace qui ne dépendent pas de l'université de Strasbourg.

Il est desservi par les ligne de bus 2 et 63 de la CTS et par la ligne A du tramway de Strasbourg, à l'arrêt : Campus d'Illkirch.

Campus médecine

Sur le site historique de l'Hôpital Civil, proche du centre ville de Strasbourg, le campus médecine accueille la faculté de médecine, la faculté de chirurgie dentaire et divers instituts spécialisés dans le secteur de la médecine. Ceux-ci sont gérés conjointement par l'université de Strasbourg et par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg.

Il est desservi par la ligne de bus 15 de la CTS, à l'arrêt : Hôpital Civil, par la Navette Navette Hôpital Civil et par les lignes A et D du tramway de Strasbourg, à l'arrêt : Porte de l'Hôpital.

Autres campus

D'autres composantes de l'université se situent hors de la région strasbourgeoise. Ainsi au nord de Strasbourg, dans la ville d'Haguenau se situe l'institut universitaire de technologie de Haguenau. En outre l'IUFM de l'académie de Strasbourg possède en plus de son site principal à Strasbourg plusieurs antennes en Alsace, à Sélestat dans le Bas-Rhin, à Guebwiller et Colmar dans le Haut-Rhin.

Vie étudiante

Le service de la vie universitaire (SVU)

L'université possède un service de la vie universitaire (SVU) qui est né de la fusion de plusieurs services d'accueil étudiants et de promotions et de développement de la vie étudiante issu des anciennes universités. Le service agit suivant trois grandes missions, une mission accueil, une mission vie étudiante et une mission handicap et participe à l'animation des campus strasbourgeois en partenariat avec d'autres services universitaires, des associations et plus globalement toute la communauté universitaire.

  • Ses actions dans le cadre de sa mission d'accueil sont l'édition d'un guide étudiant : le Guide Ulysse, l'édition de l'agenda de l'université remis à tous les étudiants, la création d'un espace d'accueil pour la rentrée étudiante : l'Agora de l'étudiant, la tenue d'un point accueil étudiants au sein de l'institut Le Bel (sur le campus central) ou encore la tenue du bureau qui délivre Mon Pass Campus Alsace (la carte d'étudiant de l'université).
  • Ses actions dans le cadre de sa mission vie étudiantesont la mise en place d'actions sur la sensibilisation de l'étudiant à son statut de citoyen, la gestion d'un diplôme universitaire Engagement Étudiant (DU2E), la gestion d'une Commission d'Aide aux Projets Etudiants (CAPE), la mise en place d'aides aux étudiants en difficulté ou encore le soutient aux projets culturels.
  • Ses actions dans le cadre de sa mission handicap prennent plusieurs formes, le service apporte une aide humaine spécifique (aide à la prise de notes, soutien pédagogique etc.), une aide technique et technologique (aménagement des postes informatiques, carte multiservices etc.) et une aide relationnelle (mise en place de relais-handicap dans chaque composante, assistance d'un secrétaire lors des épreuves écrites etc.)

Vie associative

L'université compte prés de 149 associations depuis l'association de filière en passant par le syndicat étudiant et l'association inter-filière.

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire

200820092010-----
41 15041 06042 260-----

Personnalités liées

Les personnalités indiquées en italiques ont été membres de l'université comme étudiant et comme enseignant

Étudiants

  • Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), poète, romancier, dramaturge et scientifique allemand
  • Napoléon Bonaparte (1769-1821), 1 Consul de France (1799-1804) puis Empereur des français de 1804 à 1815
  • Klemens Wenzel von Metternich (1773-1859), diplomate et un homme politique autrichien
  • Hermann Emil Fischer (1851-1919), étudiant allemand puis professeur de Chimie, prix Nobel de chimie en 1902
  • Albrecht Kossel (1853-1927), médecin allemand, prix Nobel de médecine en 1910
  • Albert Schweitzer (1875-1965), théologien, philosophe et médecin, prix Nobel de la paix en 1952
  • Max von Laue (1879-1960), physicien allemand, prix Nobel de physique en 1914
  • Robert Schuman (1886-1963), chef d'état français, père de la construction européenne
  • Louis Néel (1904-2000), physicien, prix Nobel de physique en 1970
  • Emmanuel Lévinas (1906-1995), philosophe français d'origine lituanienne
  • Alberto Fujimori (né en 1938), homme politique péruvien et ancien Président du Pérou
  • Jean-Marie Lehn (né en 1939), chimiste, spécialiste de la chimie supramoléculaire, prix Nobel de chimie en 1987
  • Arsène Wenger (né en 1949), entraineur du club anglais Arsenal FC
  • Jean-Claude Juncker, (1954), homme politique luxembourgeois, Premier ministre du Luxembourg depuis 1995
  • Mikheil Saakachvili (né en 1967), Président de la Géorgie

Enseignants

  • Jean Sturm (1505-1589), fondateur du Gymnase qui deviendra l'université de Strasbourg
  • Louis Pasteur (1822-1895), savant français pionnier de la microbiologie, on lui doit entre autre le vaccin contre la rage
  • Adolf von Baeyer (1835-1917), chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1905
  • Karl Ferdinand Braun (1850-1918), professeur de physique, prix Nobel de physique en 1909
  • Richard von Mises (1883-1953), pionnier de la théorie moderne de la résistance des matériaux
  • Marc Bloch (1886-1944), historien et membre de la résistance, co-fondateur de la revue des annales
  • René Thom (1923-2002), mathématicien, fondateur de la théorie des catastrophes, médaille Fields en 1958.
  • Louis Néel (1904-2000), physicien, prix Nobel de physique en 1970
  • Jean-Marie Lehn (né en 1939), chimiste, spécialiste de la chimie supramoléculaire, prix Nobel de chimie en 1987
  • Jacques Marescaux (né en 1948), médecin, fondateur de l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif