Introduction
Désireux de marquer leur indépendance à l’égard des évêques qui à travers les écoles capitulaires dirigeaient et contrôlaient l’enseignement, les clercs dès le douzième siècle se sont groupés en corporations (universitates) afin de pouvoir se livrer librement à la recherche du savoir et à l’enseignement.
L’on vit ainsi, parallèlement à la création de nouveaux monastères et d’ordres religieux et à la renaissance des villes, du commerce et de la propagation du style international français dit plus tard gothique (opus francigenum) en architecture, une efflorescence à travers l’Europe de ces Universitates studiorum qui s’installèrent dans les villes ouvertes au renouveau et aux avantages économiques que la présence d’ « escholiers » ne pouvait manquer de leur apporter.
Les princes désireux de s’attacher le service de clercs érudits encouragèrent ce mouvement.
Avides d’indépendance à l’égard des autorités civiles et religieuses les créateurs des Universitates sollicitèrent et obtinrent du Saint-Siège des bulles qui leur garantissaient cette liberté, la « libertas academica ».
Afin d’avoir une vue d’ensemble sur les diverses universités médiévales nous en donnons ici une liste, avec leur date de fondation et de suppression s’il y a lieu.
Le XII siècle verra la création d’une université, le XIII de treize, le XIV siècle de dix-sept et le XV siècle de vingt-cinq. Il y eut donc 56 universités médiévales.
Bibliographie
- S. Irsay, Histoire des universités françaises et étrangères depuis les origines jusqu’à nos jours, Paris, 1933.
- Jacques Le Goff, Les Intellectuels au Moyen Âge, Paris, 1957.
- F. M. Powicke et A. B. Emden, The Universities of Europe in the Middle Ages, Oxford, 1936 (vol. I, II et III).