Une volaille est un oiseau domestique, appartenant généralement aux gallinacés ou aux palmipèdes, élevé pour sa chair ou ses œufs, soit en basse-cour traditionnelle, soit en élevage industriel.
La volaille est un terme collectif englobant l'ensemble des oiseaux de basse-cour, qui font l'objet de l'aviculture. En France, une définition légale est « tout oiseau élevé ou détenu en captivité à des fins de reproduction, de production de viande, d'oeufs de consommation ou de tout autre produit et de repeuplement de population de gibier à plumes ».
Espèces de volaille
Les volailles les plus courantes sont, par ordre de masse/taille décroissante :
la dinde (le mâle est le dindon, le jeune mâle le dindonneau),
la poule (le mâle s'appelle le coq, et la volaille élevée pour sa chair le poulet. On vend aussi des petits poulets sous le nom de coquelets. L'œuf de poule est de loin l'œuf le plus courant dans la consommation humaine,
le canard (la femelle est la cane, le petit, le caneton),
la pintade.
Le chapon est un poulet mâle castré et spécialement élevé pour une plus grande tendreté. Sa masse est plus élevée que celle d'un poulet normal. L'analogue femelle est la poularde, plus petite, une poulette dont on a ôté les ovaires.
On élève aussi les oiseaux suivants pour leur chair et parfois leur œufs :
En cuisine le lapin domestique est souvent classé à tort parmi les volailles. Sans doute parce qu'il était traditionnellement élevé en basse-cour, mais probablement surtout parce que sa viande se prépare de la même façon que celle des volailles. Cependant l'usage tolère cette classification depuis des années. Dans "Le ventre de Paris", Emile Zola décrit : "... La belle Lisa trouva Marjolin au milieu de la volaille ...", s'en suit une liste comprenant : oies, lapins, poulets, pigeons, canards, dindes et encore le lapin !
Un autre oiseau d'élevage est apparu depuis quelques années : l'autruche, qui fournit sa chair, ses œufs mais également ses plumes pour la haute couture et la chapellerie ainsi que son cuir en maroquinerie. Elle donne une viande rouge, culinairement beaucoup plus proche du bœuf que des volailles traditionnelles.
Viande de volaille
Oie rôtie
Selon le législateur, une volaille effilée est un sujet ayant subi l'ablation de l'intestin par l'orifice cloacal sans enlèvement des autres viscères (jabot, foie, gésier, cœur et poumons) ni des abattis (pattes, tête et cou).
Alors qu'une volaille éviscérée (ou prête à cuire) a subi l'ablation totale de l'œsophage et du jabot, de la trachée, des viscères thoraciques (cœur et poumons) et abdominaux (proventricule, gésier, intestin, foie), du cou (celui-ci étant coupé à sa naissance thoracique et un morceau de peau du cou suffisamment grand mais non excessif étant rabattu de telle sorte que l'ouverture soit masquée) et des pattes - ces dernières étant coupées à l'articulation du jarret ou, au maximum, un centimètre au-dessous de cette articulation.
Elle peut être présentée soit sans abats, soit avec abats, auquel cas ceux-ci font obligatoirement l'objet d'un conditionnement comprenant le foie (dépourvu de vésicule biliaire), le gésier (dépourvu de revêtement corné), le cœur (dépourvu de membrane péricardique), éventuellement la tête et le cou.
On distingue les parties suivantes dans la découpe de la volaille :
les "blancs", masse pectorale. Ceux-ci ont parfois tendance à se dessécher lors des cuissons rôties.
les cuisses,
les ailes.
Production
La France a produit en 2004 près de deux millions de tonnes de volailles dont 40 % proviennent de Bretagne et 23 % des Pays de la Loire. Elle est le premier producteur européen avec 36 %
Les trois premiers producteurs mondiaux sont (en 2004) les États-Unis avec 18 millions de tonnes, la Chine avec 14 millions de tonnes et le Brésil avec 9 millions de tonnes.
Production mondiale
Production indigène de viande de volaille, année 2005, en tonnes.
Production, exportations, importations et disponibilités intérieures de viande de volaille, année 2002, en tonnes.
Source : FAO)
2002
Production
Importations
Exportations
Disponibilités intérieures
Monde
74 529 292
-
-
74 529 292
États-Unis
17 268 070
28 360
2 652 617
14 580 313
Chine
13 383 458
1 447 778
1 135 226
13 726 010
Brésil
7 239 215
649
1 717 571
5 522 293
Mexique
2 123 250
399 058
7 323
2 514 985
Russie
935 442
1 380 745
1 264
2 314 923
Japon
1 229 101
854 955
3 284
2 080 772
Royaume-Uni
1 533 300
455 916
222 429
1 766 787
France
2 221 600
168 812
718 250
1 672 163
Inde
1 401 050
14
970
1 400 094
Canada
1 110 549
146 767
114 267
1 142 744
Allemagne
892 000
498 522
253 577
1 136 945
Espagne
1 042 000
109 207
71 942
1 079 265
Italie
1 156 000
34 052
147 720
1 042 332
Évolution
1964
1969
1974
1979
1984
1989
1994
1999
2004
bilan 2005
(en million de tonnes)
Poule domestique
4 228
4 986
5 801
6 922
8 275
10 285
12 535
13 689
16 365
69,8
oie
41
52
61
69
81
117
209
218
295
2,3
canard
216
250
300
339
399
519
764
865
1 032
3,4
Dindon
86
85
140
188
208
238
240
267
277
5,2
En France
La seule AOC, en 2005, est celle des poulets, chapons, poulardes et dindes de Bresse
Les volailles fermières Label rouge (poulet, chapon, poularde, chapon de pintade, dinde, oie, caille) sont élevées selon un cahier des charges officiel homologué. Ainsi le pouletLabel rouge ne doit être abattu qu'à 81 jours minimum, doit disposer d'un minimum d'espace dans le bâtiment (11 poulets/m²), accéder à un parcours extérieur (2 m²/poulet) et être nourri avec 75 % de céréales. Parmi les volailles Label rouge, certaines bénéficient d'une Indication géographique protégée comme les volailles des Landes ou celles de Loué dans la Sarthe.
Consommation
En France, il s'agit de la troisième viande consommée (24 kg/an/habitant) après le porc (36 kg/an/habitant) et le bœuf (27 kg/an/habitant)