Alcoolisme - Définition et Explications

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L'alcoolisme dans les arts

Affiche du peintre Frédéric Christol (1850-1933), intitulée L'Alcool ! Voilà l'ennemi

L'alcoolisme est très présent dans les lettres et les arts. Il constitue un ressort dramatique permettant la modification, soit progressive et de fond, soit au contraire temporaire mais brutale, du caractère d'un personnage. Permettant notamment de donner lieu à des événements extraordinaires (un crime sous l'emprise de l'alcool) ou de montrer une lente (La Lente est une rivière de la Toscane.) dégradation (comme dans L'Assommoir de Zola).

En littérature

  • L'Assommoir, Émile Zola
  • Un singe en hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.), Antoine Blondin
  • John Barleycorn (Le Cabaret de la dernière chance), Jack London
  • Avec les alcooliques anonymes, Joseph Kessel
  • Le Poison, poème faisant partie des Fleurs du mal de Charles Baudelaire
  • Le Dernier pour la route, Chronique d’un divorce avec l’alcool, Hervé Chabalier
  • Au-dessous du volcan, Malcolm Lowry
  • Les œuvres de Charles Bukowski en général
  • Big Sur, de Jack Kerouac, analyse, entre autres, du point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) du poète, les souffrances (surtout psychiques) auxquelles peut conduire une alcoolisation (L'alcoolisation désigne l’ingestion par un sujet d’alcool, en tant qu’elle crée une zone de contact entre ce sujet et l’alcool. C'est donc un processus...) chronique de longue date.
  • Les œuvres d'Ernest Hemingway en général
  • Alcools, Guillaume (Guillaume est un prénom masculin d'origine germanique. Le nom vient de Wille, volonté et Helm, heaume, casque, protection.) Apollinaire
  • Le buveur, Hans Fallada, Albin Michel, 1952
  • Les oeuvres de William Faulkner en général

Au cinéma (On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme désigne indifféremment aujourd'hui une salle de projection ou l'art en lui-même.)

  • Le Poison, de Billy Wilder, 1945 ;
  • Le Jour du vin et des roses, de Blake Edwards, 1962 ;
  • Un singe en hiver, d'Henri Verneuil, 1962 (avec Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo) ;
  • Le Cercle rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.), de Jean-Pierre Melville, 1970 (avec Alain Delon, Bourvil et Yves Montand) ;
  • Au-dessous du volcan, de John Huston, 1984 (avec Albert Finney et Jacqueline Bisset) ;
  • La femme de ma vie, de Régis Wargnier, 1986 (avec Christophe Malavoy, Jane Birkin, Jean-Louis Trintignant, Dominique Blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir l'article Corps noir). C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu, d'où l'image que l'on en donne parfois :...) et Didier Sandre) ;
  • Barfly, de Barbet Schroeder, 1987 ;
  • My Name Is Bill W., téléfilm de Daniel Petrie, 1989 ;
  • Pour l'amour d'une femme, de Luis Mandoki, 1994 (avec Meg Ryan et Andy Garcia) ;
  • Leaving Las Vegas, de Mike Figgis, 1995 ;
  • My Name Is Joe, de Ken Loach, 1998 (avec Peter Mullan et Gary Lewis) ;
  • Un monde meilleur, de Mimi Leder, 2000 (avec Kevin Spacey et Helen Hunt) ;
  • 20h17 rue Darling, de Bernard Émond, 2003 ;
  • Le Petit Lieutenant, de Xavier Beauvois, 2005 (avec Nathalie Baye, Jalil Lespert, Roschdy Zem) ;
  • La Face cachée, de Bernard Campan, 2007 (avec Karin Viard et Bernard Campan) ;
  • Le Dernier pour la route, de Philippe Godeau, 2009, (avec François Cluzet et Mélanie Thierry);
  • Le Feu Follet, de Louis Malle, 1963.

Aspects juridiques

Conseil de l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique, voire comme une...)

Textes

L' article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...) (dite « convention européenne des droits de l'homme ») dispose : « Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales :
[...]
s'il s'agit de la détention régulière d'une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d'un aliéné, d'un alcoolique, d'un toxicomane ou d'un vagabond ;
[...]
Toute personne arrêtée doit être informée, dans le plus court délai et dans une langue qu'elle comprend, des raisons de son arrestation et de toute accusation portée contre elle.
[...]
Toute personne privée de sa liberté par arrestation ou détention a le droit d'introduire un recours devant un tribunal, afin qu'il statue à bref délai sur la légalité de sa détention et ordonne sa libération si la détention est illégale.
Toute personne victime d'une arrestation ou d'une détention dans des conditions contraires aux dispositions de cet article a droit à réparation. »

Ce texte n'impose pas que la détention d'un alcoolique soit décidée par une autorité judiciaire: en effet, la disposition de cet article selon laquelle « Toute personne arrêtée ou détenue, dans les conditions prévues au paragraphe 1.c du présent article, doit être aussitôt traduite devant un juge ou un autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires et a le droit d'être jugée dans un délai raisonnable, ou libérée pendant la procédure » s'applique uniquement aux personnes « arrêté[es] et détenu[es] en vue d'être conduit[es] devant l'autorité judiciaire compétente, lorsqu'il y a des raisons plausibles de soupçonner qu'[elles ont] commis une infraction ou qu'il y a des motifs raisonnables de croire à la nécessité de l[es] empêcher de commettre une infraction ou de s'enfuir après l'accomplissement de celle-ci  ».

Jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme

  • Arrêt Witold Litwa c. Pologne, 4 avril 2000 : « les personnes dont la conduite et le comportement sous l'influence de l'alcool constituent une menace pour l'ordre public ou pour elles-mêmes, même si aucun diagnostic d'« alcoolisme » n'a été posé les concernant, peuvent être détenues à des fins de protection du public ou dans leur propre intérêt, par exemple leur santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.) ou leur sécurité personnelle.
    62. Il ne faut pas en déduire que l'article 5 § 1 e) de la Convention peut être interprété comme autorisant la détention d'un individu (Le Wiktionnaire est un projet de dictionnaire libre et gratuit similaire à Wikipédia (tous deux sont soutenus par la fondation Wikimedia).) simplement parce qu'il consomme de l'alcool. Toutefois, pour la Cour, dans le texte de l'article 5, rien n'indique que cette disposition interdit à un État de prendre cette mesure à l'égard d'un individu qui abuse (Abuse est un run and gun développé par Crack dot Com, et publié par Origin Systems et Electronic Arts en 1996.) d'alcool afin de restreindre les effets néfastes de sa consommation pour lui-même et pour la société, ou pour empêcher un comportement dangereux après l'ingestion d'alcool.
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