Les 2 techniques : chirurgicale classique et endovasculaire ont leurs avantages et leurs inconvénients. On retiendra que la mortalité post-opératoire est de 1% après endoprothèse contre 4% après chirurgie. Cependant le traitement chirurgical garde l'avantage d'être une technique dont on sait que les résultats sont durables (survie de plusieurs décennies) et avec laquelle le risque de rupture secondaire est exclu puisque l'anévrisme a été retiré. Dans le cas du traitement par endoprothèse le patient doit s'astreindre à des contrôles scanner régulier car il existe un risque non négligeable d'"endofuites" qui dans un très faible pourcentage peuvent conduire à la rupture malgré le traitement.
L’intervention peut être menée sous anesthésie générale par un chirurgien vasculaire, en endormant que les jambes (rachi-anesthésie) ou bien chez les patients fragiles et minces sous anesthésie locale. Pour traiter un aussi gros vaisseau que l’aorte, les stents utilisés sont eux aussi très gros. Naturellement ils sont comprimés avant d’être introduit dans l’organisme et dépliés une fois mis en place. Néanmoins leur calibre reste important, de l’ordre de 6 à 7mm. Ils sont introduit dans l’aorte en piquant d’abord l’artère fémorale au pli de l’aine. Puis on fait progresser vers le haut un fil métallique qui va servir de guide à la prothèse. Durant toute la procédure on s’aidera obligatoirement d’un contrôle radioscopique pour pouvoir positionner les différents éléments de manière précise. La prothèse comporte en son centre un trou pour pouvoir être enfilée sur le guide. Elle est alors introduite dans l’artère fémorale puis remontée jusqu’à l’artère aorte. Là elle est dépliée au niveau de l’anévrisme dont les limites ont été repérés par injection d’iode et contrôle radiologique. Le « trou » ou artériotomie est ensuite refermé de 2 manières différentes :
Cette technique est récente (1991). Elle a d'abord eté réservée aux malades pour lesquelles l’intervention classique est à risque. Depuis Avril 2009 ,le comité d'experts de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de Santé valide maintenant son usage pour les patients jeunes ou à "bon" risque chirurgical, comme cela est le cas dans de nombreux pays.