Essai de traction - Définition

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Normes

Les essais de traction doivent en général respecter les prescriptions de normes qui définissent la forme, les dimensions, les vitesses d'essai, l'étalonnage de la machine, l'exactitude des appareils, la définition des caractéristiques, les informations à indiquer dans un rapport d'essai. Pour les matériaux métalliques la norme de référence est la NF EN 10002-1 : Matériaux métalliques - Essai de traction - Partie 1 : méthode d'essai à température ambiante.

Résistance à la traction

Dans un mécanisme ou une structure, les pièces doivent conserver leurs dimensions. La limite acceptable pour la contrainte nominale est donc la limite élastique Re. On lui applique un coefficient de sécurité s (ou parfois noté n), en général entre 2 et 5 ; on définit alors la limite pratique élastique Rpe :

R_{pe} = \frac{R_e}{s} .

La conception sur le cas de charge limite est donc validée si, pour toutes les structures en traction, on a

σ < Rpe.

Le coefficient de sécurité dépend des règles de l'art du domaine concerné ou bien de normes. De manière générale, on a :

  • pour un fonctionnement constant, sans à coup, dans un milieu maîtrisé (toutes les charges sont connues) et avec un matériau bien caractérisé : 1 ≤ s ≤ 2 ;
  • cas usuel : 2 ≤ s ≤ 3 ;
  • milieu mal maîtrisé (risque d'accident, charge mal connues), matériau mal caractérisé : 3 ≤ s ≤ 5.

La conception sur le cas de charge ultime est validée en comparant la contrainte nominale à la limite de rupture en traction.

Pour les matériaux fragiles, on se base sur la contrainte à la rupture, le coefficient de sécurité est donc plus élevé.

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