Fort de Cormeilles-en-Parisis - Définition

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Introduction

Fort de Cormeilles-en-Parisis
Fort de cormeilles artlibre 4.jpg
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction De 1874 à 1877
Ceinture fortifiée
Utilisation
Utilisation actuelle
Propriété actuelle
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908

Le Fort de Cormeilles-en-Parisis est un des plus grands forts militaires de la région parisienne.

« [...] tandis qu'en face, au bout d'une chaîne de collines, des terres remuées indiquaient le nouveau fort de Cormeilles »
(Maupassant, Une partie de campagne, 1880)

Histoire

Le Fort de Cormeilles fut construit entre 1874 et 1877 dans le cadre du plan de fortification établit par le général Séré de Rivières ; il fait partie intégrante de la place forte de Paris. Cet ouvrage, même s’il n'était pas le plus important du dispositif d’ensemble de la défense de la capitale, tirait néanmoins de sa situation dominante proche du confluent de la Seine, une valeur stratégique importante. Le Fort de Cormeilles disposait de 64 canons et sa garde nécessitait 1095 hommes de troupes, 36 officiers et 14 chevaux, avec 3 mois d’approvisionnements.

Des canons anti-aériens de 75 mm y furent positionnés en 1914 pour tenter d'abattre les Zeppelins venus bombarder Paris. Au début des années 1930, l'État-major du 407e RADCA y est installé ; quatre canons de 75mm sont mis en place dans des encuvements sur le « Cavalier ».

Une compagnie de tirailleurs marocains en a la garde à partir de 1944 et il fut utilisé comme prison jusqu'en 1956. Des fonctionnaires du ministère de la Justice y sont logés dont une grande majorité de familles de gardiens de prisons qui travaillent en des sites éloignés comme la prison de Fresnes. Ces familles sont logées dans les « traverses-abris » de l'Escarpe et du « Cavalier » ;une école maternelle est construite dans un bâtiment préfabriqué en face du pavillon des officiers.

Les dernières familles - principalement des Harkis et la famille du gardien - quittent le fort au début des années 1970. L'armée en reprend la gestion complète vers 1965 et le 23e RIMa de Maisons-Laffitte y installe en 1967 un centre d'initiation commando qui fonctionnera jusqu'en 1997.

Il est aujourd'hui la propriété de l'Agence des Espaces Verts de la Région Île-de-France qui en a confié la gestion à l’Association des « Amis du Fort de Cormeilles ». Cette association s'est donné pour objectif de sauvegarder et restaurer le site, tout en le faisant vivre en y permettant l'installation d'ateliers d'artistes et des tournages cinématographiques. Des visites sont organisées le premier dimanche de chaque mois et à l'occasion de certains évènements comme les journées européennes du patrimoine.

Le cinéma

Du fait de sa taille, de la variété de ses bâtiments, de son réseau de galeries et de sa proximité d'avec la capitale, le fort de Cormeilles est régulièrement utilisé comme décor au cinéma (environ quatre tournage par an).
Par exemple :

  • Signé Dumas, de Safy Nebbou, avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Mélanie Thierry,... (tournage en 2009)
  • Monsieur Max, de Gabriel Aghion, avec Jean-Claude Brialy et Dominique Blanc (tournage en 2006)
  • Aux abois, de Philippe Collin, avec Elie Semoun (2005)
  • prison d'Arles dans L'Affaire Dominici, de Pierre Boutron, avec Michel Serrault (téléfilm, 2004)
  • Un jour avant l'aube, de Jacques Ertaud (1994)
  • Le sang des autres, de Claude Chabrol, avec Jodie Foster (1984)
  • La nuit des généraux, de Anatole Litvak (1967) où Peter O'Toole y abat Omar Shariff à coups de révolver
Page générée en 0.130 seconde(s) - site hébergé chez Contabo
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
A propos - Informations légales
Version anglaise | Version allemande | Version espagnole | Version portugaise