La ruralité, la pauvreté et le faible degré de développement du système éducatif d'un pays comptent parmi les principaux facteurs expliquant la présence d'illettrisme dans sa population. Ainsi, les pays du tiers-monde dans le monde arabe, l'Amérique centrale et l'Afrique sub-saharienne ont les taux d'illettrisme les plus élevés, tandis qu'en Europe, aux États-Unis au Japon, ce taux est faible.
Au XIXe siècle, Max Weber et Auguste Comte ont émis l'hypothèse que la disparition de l'illettrisme allait de pair avec la fin des religions. Or, à la suite des interrogations d'André Malraux, les sociologues modernes ont remis en question la thèse de la fin des religions, notamment en observant la situation aux États-Unis, où le poids religieux demeure fort malgré le niveau d'instruction élevé des habitants.
Les difficultés de lecture et d'écriture rendent l'insertion de l'illettré dans son groupe et dans la société en général très difficile, notamment pour l'accès au marché du travail.