Jean de Kervasdoué (nom usuel de Jean de Kerguiziau de Kervasdoué) est un professeur d'économie français né le 28 décembre 1944 à Lannion. Il est titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé du conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et membre de l'Académie des technologies. Il a été directeur général des hôpitaux.
Ingénieur agronome de l'Institut national agronomique Paris-Grignon, il a également un MBA et un doctorat en socio-économie de l'Université Cornell aux États-Unis.
Économiste spécialiste des hôpitaux, il est très critique du système de santé français, dénonçant le peu d'attention accordée au malade et la trop grande intervention de l'État. Il plaide par exemple pour une plus grande autonomie des hopitaux et dénonce les acteurs des hopitaux, qui, selon lui, « confondent service du public et service public, voire défense du statut public ». Il dénonce la centralisation excessive du système de santé et prêche pour l'autonomie complète des établissements hospitaliers.
Il est très critique envers les média et le manque de professionnalisme de certains journalistes et est opposé à l’inscription, sous sa forme actuelle, du principe de précaution dans la Constitution du 4 octobre 1958, écrivant ainsi : « La faille la plus profonde de ce principe de précaution, son péché originel est un péché d'orgueil. Il laisse croire que l'on pourrait se prémunir de tout car l'on pourrait toujours déceler la cause d'une catastrophe potentielle ».
Il appelle de ses vœux un débat scientifique et non politique concernant les questions d'environnement, dénonçant ceux qu'il appelle les « prophètes de l'apocalypse » et qui jouent selon lui sur les peurs environnementales de la société pour imposer leurs vues sans qu'elles soient justifiées scientifiquement. En particulier, dans Les prêcheurs de l'apocalypse, pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires, il dénonce les « supercheries » et « mensonges » de certains acteurs de l’écologie. Jean de Kervasdoué considère que le réchauffement climatique touchera en premier les habitants des pays pauvres. Il considère que les seules possibilités réelles de développement durable passent par l’énergie nucléaire ; en particulier, il écrit que cette énergie est pour l’espèce humaine des millions de fois moins mortelle, moins polluante, et moins dangereuse que le charbon. Il se prononce également pour le développement des OGM.
Il est également membre du comité scientifique et de parrainage de l'Association française pour l'information scientifique.