Potez 630

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Potez 630
Potez 630 C3-GC 1 5-b.svg Vue de l'avion
ConstructeurFrance SNCAN
RôleAvion de chasse
Premier vol25 avril 1936
Mise en service1938
Date de retrait1942
Équipage
2 personnes
Motorisation
MoteurHispano-Suiza 14Hbs
Nombre2
Type14 cylindres en étoile refroidis par air
Puissance unitaire640 ch
Dimensions
Potez 630 isometric.svg
Envergure16,00 m
Longueur11,07 m
Hauteur3,61 m
Masses
Maximale3 845 kg
Performances
Vitesse maximale370 km/h
Plafondpratique : 4 000 m

maximum : 10 000 m
Rayon d'action1 225 km
Rapport poids/puissance3,00 kg/ch
Armement
Interne2 canons 20 mm, 1 mitrailleuse

Le Potez 630 est un avion militaire de la Seconde Guerre mondiale. Le Potez 630 et les modèles dérivés était une famille d'appareils bimoteurs développés pour l'Armée de l'air à la fin des années 30. Sa conception fut contemporaine à celle du Bristol Blenheim britannique et Messerschmitt Bf 110 allemand.

Conception et développement

Le Potez 630 fut originellement construit selon les spécifications demandées en 1934 pour la fabrication d'un chasseur lourd (qui amenèrent également la série des Breguet 690). Le premier vol du prototype eut lieu en 1936 et démontra alors d'excellentes qualités de vol.

Le Potez 630 était un monoplan entièrement métallique à ailes basses et empennage bi-dérive. Une longue verrière abritait le pilote, un observateur ou un commandant de mission, qui était seulement là si la mission le demandait, et un mitrailleur arrière qui maniait une mitrailleuse légère simple.

Après quelques changement mineurs, une commande pour 80 appareil fut passée en 1937. Dans le même temps, 80 chasseurs Potez 631 C3 furent commandés, ces derniers étant équipé de moteur Gnome et Rhône 14M en étoile plutôt que les Hispano-Suiza 14AB10/11 des Potez 630. 50 Potez 631 supplémentaires furent commandés en 1938 dont 20 destinés à la Finlande, qu'ils n'atteignirent jamais.

Service actif

Les moteurs du Potez 630 se révélèrent si fragiles que la plupart des unités furent ré-équipées avec des Potez 631 avant le début de la seconde guerre mondiale. Ce dernier était inefficace comme intercepteur, plus lent que certains bombardiers allemands et 130 km/h plus lent que les Bf-109E, cependant il resta en service jusqu'à l'armistice.

Le Potez 633 connut le service opérationnel très brièvement avec l'Armée de l'Air quand des appareils de deux unités effectuèrent une sortie dans le secteur d'Arras le 20 mai 1940; deux jours plus tard les appareils furent retirés du front. Les Potez 633 exportés en Grèce et en Roumanie virent plus d'actions, en nombre limité. Les roumains les utilisèrent contre l'URSS et les grecs contre l'Italie. Un petit nombre de Potez 633 originellement destiné à la Chine furent réquisitionnés par l'administration coloniale française en Indochine et prirent part à la guerre franco-thaïlandaise au début de 1941.

Plus de 700 Potez 63.11 furent livrés avant juin 1940, parmi ceux-ci plus de 220 furent détruits ou abandonnés, en dépit de l'ajout d'une mitrailleuse supplémentaire; les plus lourdes pertes de tous les appareils français. Le Potez 63.11 continua à être utilisé par l'armée de l'air des forces de Vichy et les forces françaises libres en Afrique du Nord. La production repris sous contrôle allemande et un nombre significatif d'appareil fut utilisé par les allemands, pour la plupart comme avion de liaison ou d'entraînement.

Tous les appareils de cette famille (à l'exception peut-être du Potez 63.11) possédaient des caractéristiques de vol agréables. Ils étaient conçus pour une maintenance facile et les derniers modèles avaient même un armement lourd pour l'époque (jusqu'à 12 mitrailleuses légères pour le Potez 63.11). Bien que de conception légère, ils démontrèrent être capables d'absorber des dommages considérables. Malheureusement,la famille des Potez 63, comme beaucoup d'appareils français de cette époque, n'avaient tout simplement pas des moteurs assez puissants pour leur assurer des performances convenables. En condition de combat réelle, ils se révélèrent des proies faciles pour les Messerschmitts, tout comme leurs contemporains britanniques, le Fairey Battle et le Bristol Blenheim. Leur ressemblance avec les Bf 110 (bimoteur, empennage bi-dérive, long cockpit vitré) entraîna apparemment des pertes par des tirs amis.

Variantes

Contrairement à la plupart des appareils français contemporains, la production du Potez aircraft fut raisonnablement rapide et les premières livraisons effectuées avant la fin de 1938. Le Potez 63 était conçu pour faciliter la production de masse et il en résulta qu'un Potez 630 était plus rapide et moins cher à construire qu'un Morane-Saulnier M.S.406. Tandis que le rythme de production augmentait, un certain nombre de modèles expérimentaux et de dérivés furent développés.

Versions de chasse

Une caractéristique typique des modèles 630 et 631 était leur armement frontal, qui consistait à la base en deux canons de 20 mm Hispano-Suiza HS.404 montés sous le fuselage, bien que parfois un des canons était remplacé par une mitrailleuse MAC 1934. Plus tard, les Potez 631 reçurent quatre mitrailleuse légères sous les ailes extérieures, il était même théoriquement possible d'en mettre six.

Tandis que le projet de chasseur de nuit Potez 635 CN2 était annulé et que le Potez 63.12 C3 équipé de moteurs en étoile Pratt & Whitney Twin Wasp Junior restait à l'état de prototype, le premier lot de chasseurs lourds Potez 671(dérivés du prototype Potez 670-01) était sur les chaines de montages quand les allemands capturèrent l'usine SNCAN de Méaulte près d'Albert.

Prototypes

Les Potez 63.01 et 630.01 furent les deux premiers prototypes, ainsi que le Potez 630 CN.2 No.01, prototype de chasseur de nuit, et le premier modèle équipé en moteurs Gnome et Rhone: le Potez 631.01.

Versions d'entraînement

Un avion d'entraînement en double commande dérivé du Potez 630 fut proposé sous la dénomination Potez 634, mais l'Armée de l'air choisit à la place de mettre en ordre avec une conversion en moteur Gnomes et Rhône, qui fut appelé Potez 631 Ins (pour instruction). Le Potez 63.16 T3 était un dérivé du 63.11 pour l'entrainement des équipages avec une largeur d'aile augmentée. Un seul prototype fut construit.

Versions de Bombardement

Le Potez 633 B2 fut conçu pour répondre à la demande d'un bombardier léger biplace. Le Potez 633 conservait le fuselage, les ailes et les moteurs du 631 mais la position de observateur et les gondoles de canon furent supprimés tandis qu'une petite soute à bombe était ajoutée entre le pilote et le mitrailleur arrière. L'armement frontal consistait en une seule mitrailleuse légère dans le nez. La soute à bombe pouvait accueillir huit bombes de 50 kg ou deux de 200kg. Il n'y avait pas d'officier de bombardement, le mitrailleur arrière dirigeait le bombardement grâce à un viseur de bombardement périscopique en avant de lui, une fonction qui se révéla irréalisable sur le terrain. Le premier bombardier biplace Potez 633.01 vola pour la première fois fin 1937. L'Armée de l'air commanda 133 Potez 633 en 1938, mais décida deux mois plus tard que tous les bombardier léger devait être triplace, comme les Douglas DB-7 et Bloch MB.175. La commande pour les 633 fut donc transformée en plus de 631. Le 633 fut cependant proposé à l'exportation et obtint des commandes de la Roumanie, la Chine et la Grèce.

Un exemplaire du prototype de bombardier en piqué Potez 632 Bp.2 fut commencé, puis converti en Potez 633 équipé de moteur Hispano-Suiza. Il fut vendu à la suisse pour évaluation. De la même manière, le seul prototype de bombardier biplace Potez 639 AB2 fut converti en Potez 633 standard.

Versions de reconnaissance

Potez 63.11 du Groupe Autonome d'Observation (GAO) 510

Insatisfait par ses avions de reconnaissance stratégique, tel que le Bloch MB.131, l'Armée de l'air commanda le développement d'un dérivé du Potez 631 pour accomplir cette mission. L'observateur fut logé dans une gondole sous le fuselage. Particulièrement inconfortable, cette option résulta dans le Potez 637 qui conservait les qualités du 631. 60 exemplaires furent commandés en août 1938 et livrés.

Dans le même temps, l'Armée de l'air désespérait de ré-équiper ses unités de liaison dont l'équipement était particulièrement ancien. Depuis le développement du 637, l'Armée de l'air changea complètement d'avis sur la position de l'observateur. Il fut demandé à Potez de développer une variante qui, conservant les ailes, les moteurs et la queue du 631, abritait l'observateur dans une verrière plus conventionnelle.

Comme le pilote devait être assis au dessus de l'observateur, le fuselage du Potez 63.11' était plus haut, ce qui entraînait une vitesse maximum et une maniabilité moindre. Le 63.11 se montra de ce fait très vulnérable, bien qu'il fut équiper de blindage et d'une couche auto obturante basique autour des réservoirs de carburant. Comme des capacités de bombardier léger secondaire étaient aussi demandées (qui furent rarement voir jamais exploitée), le fuselage possédait une petite soute à bombe, pouvant ainsi embarquer jusqu'à huit bombes de 10 kg. Cette soute fut remplacé par un réservoir supplémentaires sur les derniers modèles. Deux bombes de 50 kg pouvaient être embarquées en plus sur des points d'ancrage sous les parties intérieures des ailes. L'armement frontal était à la base composé d'un, puis de trois MAC 1934 sous le nez, et plusieurs 63.11 reçurent les mêmes mitrailleuses additionnelles en gondoles dans les ailes que les 631.

Les prototypes Potez 63.11 No.1 et No.2 volèrent pour la première fois en décembre 1938, et pas moins de 1365 exemplaires furent commandés en septembre 1939, dont 730 furent livrés, faisant du 63.11 de loin le modèle le plus répandue de la famille.

Utilisation

République française

 État français (Vichy)

  • Armée de l'air de l'Armistice

 France libre

  • Forces aériennes françaises libres

 Reich allemand

 Grèce

  • Armée de l'air grecque

 État secret de Pologne

  • Forces aériennes polonaises en exil en France
  • Le dépôt d'Instruction de l'Aviation Polonaise à Lyon-Bron utilisa deux Potez 63.11.

 Roumanie

  • Royal Romanian Air Force

 Royaume de Yougoslavie