Le Pratt & Whitney JT8D est un turboréacteur capable de fournir, selon ses versions, entre 62 et 78 kN de poussée.
Directement dérivé du Pratt & Whitney J52 pour des fin civils, il fut retenu par Volvo afin de motoriser le Saab Viggen.
Le premier appareil à être équipé d'un JT8 n'est autre que le célèbre 727 en 1964, suivi de très près par les DC-9 et MD-80. Du côté européen le JT8 servit à propulser les dernières versions de la Caravelle et le Mercure (sa motorisation étant l'un de ses principaux défauts).
Le principal avantage des JT8 est leur facilité d'entretien, grâce a des trappes d'accès très bien pensées et le petit nombre de pièces les composant.
Ses défauts les plus frappants restent sa consommation ainsi que son niveau de nuisance sonore plutôt élevé (principalement au décollage où il émet un craquement unique).
L'utilisation la plus connue du JT8 dans le domaine militaire est sans nul doute sa version construite sous licence par Volvo : nommé RM 8A/B (afterburner soit post-combustion en français). Son principal atout est son système d'inversion de poussé qui permet au Viggen de se poser sur une distance extrêmement courte.
En Asie, le JT8 fut à nouveau retenu par Kawasaki pour propulser ses C-1 et EC-1A, actuellement en service dans les Forces japonaises d'autodéfense respectivement en tant que transporteur et appareil de guerre électronique .
Aux États-Unis, McDonnell Douglas l'utilisa à nouveau pour son YC-15 (l'ancêtre du C-17).
Oméga Air Service monta, à titre d'essai et en partenariat avec Pratt & Whitney, sur l'un de ses Boeing 707 quatre JT8D-219 mais le projet toucha à sa fin avec la mise en service du CFM-56. L'appareil est encore visible et est toujours équipé de ses JT8.