Cet éclectisme néoroman d'inspiration très libre réutilise des caractéristiques de l'architecture romane française, espagnole et italienne des XI et XII siècles. Il met en valeur les masses, les voûtes romanes en berceau, souvent soutenues par de courtes colonnes, des entrées dans un renfoncement, des bossages riches et variés, des bandeaux sur les murs jouant avec les bandes de fenêtres et des tours cylindriques engagées dans les volumes des bâtiments et coiffées de toits coniques.
Le style personnifie le travail d'une génération d'architectes actifs durant les années 1880 — avant l'influence des Beaux-Arts — comme Josiah Cleaveland Cady de Cady, Bird and See à New York dont l'American Museum of Natural History sur la 77 rue représente la quintessence du style roman richardsonien. Parmi les adeptes de ce style qui ont suivi les proportions, les masses et les détails de Richardson, nombreux sont ceux qui ont travaillé dans son agence, comme par exemple Wadsworth Longfellow et Frank Alden (Longfellow, Alden & Harlow de Boston et Pittsburgh), George Shepley et Charles Coolidge (Shepley, Rutan & Coolidge de Boston) ou Herbert Burdett (Marling & Burdett de Buffalo). Ce style influencera l'École de Chicago et des architectes comme Louis Sullivan et Frank Lloyd Wright. En Finlande, le travail d'Eliel Saarinen fut aussi influencé par Richardson.