De la famille des Ericaceae, les airelles (du portugais airella, du latin atra : « brûlé ») sont des petits arbustes de 20 à 50 cm de haut, phylogénétiquement apparentés aux bruyères, aux rhododendrons et aux azalées, à l'arbousier et à la busserole. Le nom désigne aussi bien le végétal que son fruit. Le nom airellier pour désigner l'arbrisseau est peu usité. Citation: "Bénin et Lesueur puisèrent de l'eau dans un petit bassin naturel qui se cachait à vingt pas sous les airelliers, et ils y couchèrent les bouteilles de Saint-Péray mousseux, pour les rafraîchir." J. ROMAINS, Les Copains, 1913, p. 275.
Habitat
Leur répartition géographique s'étend des zones circumboréales aux montagnes des zones tropicales, notamment en Amérique du Nord et dans les massifs anciens d'Europe. Comme toutes les Éricacées, ce sont des plantes acidophiles.
Feuilles
Les feuilles, coriaces, sont alternes, lancéolées, elliptiques, ovales ou arrondies, entières ou dentées. Le feuillage est généralement persistant, seules quelques espèces étant caduques.
Fleurs
Les fleurs éclosent au printemps et en été, solitaires, à l'aisselle des feuilles, ou en grappes axillaires ou terminales. Elles sont petites, cylindriques, globuleuses ou campanulées — en forme de cloche —, vertes, blanches, roses ou rouges. Elles ont un calice formé de cinq lobes, une corolle en clochette à cinq lobes enroulés vers l'extérieur, dix étamines et un seul pistil.
Fruits
Les fruits sont des baies — fruits charnus, indéhiscents, dont les graines sont noyées dans la pulpe — souvent sphériques, rouges, bleues — d'où le nom de bleuet — ou noires. Les baies étant comestibles, quelques espèces, notamment Vaccinium angustifolium, Vaccinium corymbosum, Vaccinium macrocarpon, Vaccinium oxycoccos et Vaccinium myrtillus, la myrtille, sont cultivées pour leurs fruits.