Introduction
Une anémie post-hémorragique aiguë est une anémie due à hémorragie brutale.
Une anémie post-hémorragique aiguë est une anémie due à hémorragie brutale.
Les grandes hémorragies hémorragique aiguës se divisent traditionnellement en :
La perte de sang met en branle un grand nombre de réactions de défense contre l'hypoxie, dont le but final paraît être d'assurer une oxygénation suffisante du cerveau et du myocarde, au besoin au détriment d'autres tissus.
Ces réactions se déroulent dans l'ordre suivant :
Les symptômes cliniques sont davantage conditionnés par la baisse de la pression artérielle que par la réduction de l'hématose. Leur gravité dépend :
a) Signes subjectifs
Le sujet accuse de la faiblesse, une tendance à la syncope, de l'anxiété, de la soif et de la transpiration.
b) Signes cliniques immédiats
c) Signes cliniques tardifs
Les modifications hématologiques se déroulent dans un ordre caractéristique :
a) Le signe le plus précoce, souvent apparent en l'espace d'une heure, est la montée du nombre de thrombocytes (pouvent atteindre un million / mm³ dans des cas exceptionnels); en même temps on observe un raccourcissement du temps de coagulation.
b) La seconde réaction, qui se manifeste 2 à 5 heures après l'hémorragie, consiste en une montée du nombre de globules blancs neutrophiles qui peut atteindre 10 000 - 20 000 / mm³.
c) Après quelques heures survient seulement la chute du nombre de G.R. (globules rouges) par mm³.
d) La phase de régénération ne débute qu'après 2 - 3 jours. Elle se marque par :
La réparation complète d'une anémie post-hémorragique aiguë prend généralement quelques semaines. La persistance de l'hémorragie doit être soupçonnée lorsque l'hyperleucocyose neutrophile ne s'efface pas après 3 - 4 jours. Le passage à la chronicité de l'hémorragie se marque par la persistance de la réticulocytose et de l'ensemble du tableau régénératif qui s'associe alors avec celui de l'anémie ferriprive. La leucocytose demeure souvent élevée au cours de saignements chroniques.
Le traitement d'urgence n'est pas d'ordre hématologique mais circulatoire. On prodiguera des transfusions de G.R. et de plasma = équivalent de sang total (ou à la rigueur de plasma, de substituts de plasma, de solutions gluco-salines ou de liquide physiologique), à la demande, c'est-à-dire en se guidant uniquement sur l'état circulatoire (pression artérielle, tachycardie) du patient. Il sera souvent nécessaire de prendre des mesures contre le choc (réchauffement du malade, noradrénaline). L'évolution du nombre de G.R., du taux d'Hb et de l'Hct pendant les premières 24 heures ne peut en aucune façon servir de guide à cette thérapeutique d'urgence.
Le traitement ultérieur se confond avec celui de l'anémie ferriprive et consiste en l'administration de fer. On veillera à ce que le régime soit suffisamment riche en protéines et on s'assurera qu'il n'existe aucune déficience vitaminique au départ.