Arouad

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Introduction

Arouad
Cours de la forteresse ottomane d'Arouad. Cette forteresse a un moment servi de prison pendant le mandat français.

Cours de la forteresse ottomane d'Arouad. Cette forteresse a un moment servi de prison pendant le mandat français.
Administration
PaysSyrie Syrie
MuhafazahTartous
Géographie
Latitude

Longitude
34° 51′ Nord

35° 51′ Est / 34.85, 35.85
Altitude0 m
Localisation
Syria location map.svg

City locator 14.svg

Arouad

Arouad (en arabe: ارواد), Arwad (en phénicien), Arados (en grec ancien: Άραδος), Arados (en grec ancien: Άραδος), Arpad, Arphad, Antioche de Pieria (en grec ancien: Αντιόχεια της Πιερίας), ou Aradus est une île de la mer Méditerranée, la seule île de la Syrie. La ville occupe toute la superficie de l'île. Elle se situe à 3km de Tartous, l'ancienne Antarados.

Histoire

L'île est habitée dès le II millénaire av. J.-C. par les Phéniciens. Sous contrôle phénicien, la ville est indépendante et on l'appelle Arwad ou Jazirat (qui signifie "île"). L'île, fortifiée par d'épaisses murailles, est un important centre commercial pour la vallée de l'Oronte et le grand commerce maritime.

Dès la campagne du roi assyrien Téglath-Phalasar I, les sources cunéiformes attestent l'existence d'un territoire continental, qui devait sans doute assurer le ravitaillement de l'île et permettre l'enterrement des morts. Arwad était une cité-état phénicienne, gouvernée par des rois et possédant aussi des organismes représentatifs des citoyens. Elle paie tribut à Assurnazirpal II et, en 853, son roi Mattanbaal I envoie 200 soldats à la bataille de Qarqar (853 av. J.-C.) dans une coalition contre Salmanazar III. La réduction des territoires vaincus en province assyrienne (de Sumur) sous Teglath-Phalasar III semble couper Arwad de ses dépendances continentales. En 701, le roi d'Arwad Abdileti paie tribut à Sennacherib et son successeur Mattanbaal II à Assarhaddon. Le roi Yakinlu se révolte contre Assurbanipal, mais il doit se soumettre au roi assyrien qui le remplace par son fils Azibaal.

La domination babylonienne sur les cités phéniciennes a succédé à la domination assyrienne. Les charpentiers d'Arwad étaient renommés dans le domaine de la menuiserie et des constructions navales et étaient employés à la cour de Nabuchodonosor, roi de Babylone.

Cette cité passe ensuite sous la domination perse et met sa flotte de guerre à la disposition des rois des Perses. Ainsi, lorsque Xerxès I affronte les Grecs à la bataille navale de Salamine en 480, la flotte d'Arwad est commandée par son roi Maharbaal. La cité commence à frapper monnaie vers 440 av. J.-C. Les artisans d'Arwad sont spécialisés en particulier dans les sarcophages en terre cuite magnifiquement décorés, qui ne sont connus nulle part ailleurs. Son dernier roi de la période perse, Gerashtart (en grec Gérostratos), monte sur le trône en 339. En 333, à l'arrivée d'Alexandre le Grand, il est en mer avec sa flotte pour soutenir le roi des Perses Darius III, mais son fils Abdashtart (en grec Straton) offre l'île d'Arwad et tout son territoire continental au conquérant grec.

La cité passe alors sous domination grecque. Sous les Séleucides, la cité est renommée Antioche de Pieria par Antiochos I.

L'île est mentionnée deux fois dans la Bible.

Lors des Croisades, l'île est prise par les Templiers qui y construisent une forteresse. Ils y restent jusqu'en 1302, faisant de l'île le dernier territoire croisé.

Bibliographie

  • Jean-Paul Rey-Coquais, Arados et sa Pérée, Éditions Geuthner, Paris 1974.
  • Josette Elayi et Mohamed R. Haykal, Nouvelles découvertes sur les usages funéraires des Phéniciens d'Arwad, Éditions Gabalda, Paris 1996.